Actes Sud et Rivages se lancent dans les livres audio

Cécile Mazin - 03.11.2017

Edition - Les maisons - David Lagercrantz Millenium - Jeanne Benameur audiobook - Miguel Bonnefoy audiolivre


Les éditions Actes Sud et Rivages se lancent dans la production de livres audio, avec deux titres chez le premier et un – et non des moindres – chez le second. Les premiers ouvrages en format audio vendus par le groupe sont proposés en librairie, et leurs versions numériques se retrouveront sur les plateformes de téléchargement habituelles.




 

Chez Actes Sud, qui diffuse donc ces œuvres, ce sont les livres de Jeanne Benameur, L’Enfant qui et de David Lagercrantz, La fille qui rendait coup pour coup qui ont été retenus. Le premier a été intégralement lu par l’auteur, et propose 3 heures de lecture. Le second en compte 13 h 31, lues par Pierre Tissot. Un sacré revirement, alors que le précédent tome, Ce qui ne me tue pas, était proposé chez Audiolib – filiale de Hachette et Albin Michel.
 

« Donner voix à mon propre texte c’est aller plus loin dans le partage. Je m’engage au-delà du silence de l’écriture. Par le corps, puisque, la voix, c’est du corps. Au début de l’écriture de L’Enfant qui, j’avais pensé d’ailleurs que la dimension incarnée, vocale, serait peut-être la seule pour ce texte. Mais l’objet livre a pris aussi sa juste place. Enregistrer fut une expérience très forte. Il a fallu avancer avec l’émotion suscitée par la mise en voix. La délicatesse des « enregistreurs » m’a aidée. 
 

Par ma voix, j’ai conscience de tisser un lien singulier entre celui qui écoute et moi-même. Il y a de l’intime dans le souffle d’une voix. Et de la pudeur dans un enregistrement qui respecte le silence. C’est cela que j’espère offrir aujourd’hui », précise Jeanne Benameur. 

 

Chez Rivages, c’est l’excellent et poétique roman de Miguel Bonnefoy, lu par l’auteur lui-même, qui a été retenu. L’écrivain garde d’ailleurs de cette aventure une belle expérience. 

 

« J’ai écrit dans le silence un texte que j’ai fini par lire à voix haute. Je l’ai redécouvert. Je l’ai lu avec des yeux nouveaux, si bien que je me suis surpris plusieurs fois, au fur et à mesure de la lecture, à vouloir connaître la suite.

Ce passage de l’écrit à l’oral m’a rappelé celui de l’oral à l’écrit : j’y ai revu tous ceux qui m’avaient confié leurs histoires, leurs passés, que m’avaient récité les planteurs de cannes à sucre, les récits des pêcheurs de Mochima, les sermons d’ivrogne des plus grands esprits de comptoir, les confidences de femmes de chercheurs d’or, les témoignages des survivants des plus grands incendies et des plus démentes fêtes de village, j’y ai revu l’oralité du roman. Le livre audio, en ce sens, ne fait que rendre la voix à tous ceux qui l’ont prêtée avant l’écriture. » 

 

 

 

Jeanne Benameur, L’Enfant qui 


Dans l’absence laissée par la disparition inexpliquée de sa mère, un enfant, son père et sa grand-mère partent chacun à la reconquête de leur place et de leur présence au monde. Dix-sept ans après le choc des Demeurées, Jeanne Benameur, fidèle aux âmes nues, pose avec L’Enfant qui, texte talisman, une nouvelle pierre sur le chemin le plus juste vers la liberté. 
 

David Lagercrantz, La fille qui rendait coup pour coup 


Suite aux infractions qu’elle a commises en sauvant le petit garçon autiste dans Ce qui ne me tue pas, Lisbeth Salander est incarcérée dans une prison de haute sécurité pour négligence constituant un danger public. Lorsqu’elle reçoit la visite de son ancien tuteur, Holger Palmgren, les ombres d’une enfance qui continuent à la hanter ressurgissent. Avec l’aide de Mikael Blomkvist, elle se lance sur la piste de crimes d’honneur et d’abus d’État, exhumant de sombres secrets liés à la recherche génétique. 
 

Sucre Noir, de Miguel Bonnefoy


Dans un village des Caraïbes, la légende d’un trésor disparu vient bouleverser l’existence de la famille Otero. À la recherche du butin du capitaine Henry Morgan, dont le navire aurait échoué dans les environs trois cents ans plus tôt, les explorateurs se succèdent. Tous, dont l’ambitieux Severo Bracamonte, vont croiser le chemin de Serena Otero, l’héritière de la plantation de cannes à sucre qui rêve à d’autres horizons. Au fil des ans, tandis que la propriété familiale prospère, et qu’elle distille alors à profusion le meilleur rhum de la région, chacun cherche le trésor qui donnera un sens à sa vie. Mais, sur cette terre sauvage, la fatalité aux couleurs tropicales se plaît à détourner les ambitions et les désirs qui les consument.


 

Miguel Bonnefoy – Sucre noir – Editions Rivages – 9782743641931 – 14 €
David Lagercrantz, traduit par Hege Roel Rousson, lu par Pierre Tissot – L’enfant qui rendait coup pour coup – Editions Actes Sud – 9782330087777 – 17,90 €
Jeanne Benameur – L’Enfant qui – Editions Actes Sud – 9782330087722 – 11,60 €