Actissia : Belgique Loisirs prévoit le licenciement de 39 personnes

Clément Solym - 30.01.2019

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Filiale du groupe Actissia (France Loisirs), Belgique Loisirs est en berne : la direction vient d’annoncer que 39 personnes seraient licenciées, sur les 148 que compte le groupe outre-Quiévrain. L’entreprise prolonge l’action de la France, avec un modèle d’abonnement pour la vente de livres, avec 10 magasins – 1 à Bruxelles et les autres en Wallonie.


 

Après la période mouvementée qu’a connue la société Actissia en France, il était prévisible que les répercussions traversent la frontière. Récemment, le tribunal de commerce de Paris a validé un plan de continuation pour France Loisirs. La chaîne était en redressement judiciaire depuis décembre 2017. 

L’enseigne, reprise par Adrian Diaconu en 2015, avait affronté des tempêtes au cours de ces dernières années. 

La procédure Renault, en référence à la loi du 13 février 1998, a été mise en route : elle concerne les cas de licenciements massifs dans une société. Un premier temps d’information préalable amorce la procédure, et impose un déroulé très strict, sous peine de sanctions. En l’état, c’est plus d’un quart de l’effectif qui est concerné pour Belgique Loisirs.

Un médiateur du tribunal de commerce de Tournai doit intervenir, pour tâcher de pallier la situation. Pour la direction, c’est le recul des ventes, du fait de la concurrence de la vente en ligne, qui serait en cause. La question est de savoir comment le médiateur parviendra à appréhender les difficultés, pour trouver de quoi relancer l’activité.

« En France, 465 emplois ont été supprimés, on nous a expliqué que, vis-à-vis du groupe, la Belgique pourrait difficilement échapper à des pertes d’emplois », précise-t-on à L’Echo. Les conséquences auraient donc pu être pires.

Sur l’année 2017, le chiffre d’affaires de la filiale belge avait chuté de 22,5 millions € à 19,2 millions € – avec une perte d’exploitation de 1,5 million €. Voilà quinze ans, assurent des sources syndicales, le groupe comptait 200.000 adhérents, contre 80.000 aujourd’hui. Une réunion de concertation est prévue ce 31 janvier en milieu d’après-midi.


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