Les petites bibliothèques de proximité sont-elles en danger ?

Antoine Oury - 27.07.2015

Edition - Bibliothèques - bibliothèque horaires - prêt livre France - fréquentation bibliothèques


Le ministère de la Culture et de la Communication publie chaque année un rapport qui compile les données d'activités des bibliothèques municipales. Les établissements sont interrogés, les chiffres traités, et le rapport publié deux ans plus tard. En somme, le rapport 2015 porte sur 2013. Les données ne varient pas énormément d'année en année, et le livre imprimé reste définitivement l'objet le plus emprunté dans les établissements.

 

Bibliothèque municipale de Lyon (Part Dieu)

Façade de la bibliothèque municipale de Lyon (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

 

 

Sur les 150 pages de données d'activité sur les bibliothèques municipales, rien de bien alarmant : les variations restent modestes, quelles que soient les catégories prises en compte. Comme le montre l'infographie ci-dessous, le nombre de prêts est stable, ainsi que la part représentée par les livres imprimés, qui reste largement majoritaire.

 

Même constat pour les budgets d'acquisition, où le livre reste de loin le premier poste de dépense : 

 

 

Sur les points plus négatifs, on notera que l'amplitude horaire générale des établissements est passée, entre 2011 et 2013, de 14h50 en moyenne à 14h20 : inutile de souligner que la volonté politique affichée d'ouvrir plus les établissements devra se faire avec des moyens à la hauteur, dans ces conditions... 

 

La situation des établissements qui desservent moins de 5000 habitants, ainsi que les points d'accès au livre (les plus petites "bibliothèques", souvent gérées par des bénévoles) est la plus préoccupante, puisque leur budget est en baisse, tout comme leur amplitude horaire. 

 

L'intégralité du document du Ministère est accessible en fin d'article. 

 

« Pour l’année 2013, grâce à un partenariat étendu à 49 départements, on comptabilise 9 812 établissements interrogés, soit 443 de plus qu’en 2012, ou encore une progression du volume de la base d’interrogation de +5 %. On peut ainsi estimer que 60 % des établissements de lecture publics (sic) ont été interrogées (sic) », précise le service du livre et de la lecture.