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ADALI : nouveau porte parole des agents littéraires en Italie

Camille Cado - 13.05.2020

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Créée le 7 avril dernier, l’ADALI est la première association d’agents littéraires italiens. Regroupant près d’une quarantaine d’agences associées, ce nouvel organisme national vise à légitimer et à protéger le métier d’agent littéraire en Italie. Elle entend également défendre les intérêts communs de la profession et consolider leurs rôles dans les débats concernant l’édition et le droit d’auteur à l’échelle régionale, nationale, mais aussi internationale. 
 

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L’ADALI (Associazione degli Agenti Letterari Italiani, soit l’Association des agents littéraires italiens) est l’initiative de 37 agences littéraires italiennes, représentants des auteurs, des illustrateurs ou encore des maisons d’édition. Pour retrouver le nom des agences associées c’est à cette adresse.

Toutes opèrent sur le marché depuis au moins deux ans, une condition primordiale pour devenir membre. Autre critère indispensable, les agences doivent avoir leur résidence fiscale basée en Italie ou détenir au moins 50 % de leurs clients en Italie.

La création de cet organisme a été motivée par un besoin partagé d’échanges et de débats à la fois entre confrères, mais également avec les autres catégories professionnelles qui opèrent dans le monde de l’édition et qui sont souvent déjà dotées de leurs propres structures représentatives. 
 

Nous souhaitons contribuer à l’avenir du livre
 

Avec ce nouvel organe de représentation, les agents espèrent se faire davantage entendre et prendre part aux débats. « Les agents littéraires occupent une position centrale dans l’industrie de l’édition et nous souhaitons contribuer à l’avenir du livre », a déclaré Maria Gabriella Ambrosioni, présidente de l’ADALI.

De plus, l’ADALI vise à légitimer et protéger la profession d’agent littéraire en Italie et à représenter les intérêts des associés au sein de la chaine éditoriale et dans les institutions publiques et privées.

Face à l’absence de qualifications et de critères exigés pour exercer la profession d’agent littéraire, l’organisme a également vocation à en définir les normes professionnelles, soit l’ensemble des compétences essentielles, des attitudes et des comportements professionnels requis pour exercer la profession. 

Dans ce même élan, l’ADALI affirme vouloir professionnaliser davantage le métier en mettant en place des formations spécifiques.

RAPPORT RACINE :  légitimer
le rôle de l’agent littéraire

 

Enfin, un code éthique sera également institué pour règlementer l’exercice de la profession et les relations entre les agents associés. Cela permettra notamment « d’éviter toute pratique déloyale » affirme l’association dans son communiqué. 

L’ADALI s’engagera également dans la promotion de relations commerciales solides avec des services de streaming comme Netflix et Amazon Prime, dans les partenariats avec les écoles pour offrir des livres numériques moins chers aux élèves, dans la promotion des livres en tout genre ainsi que dans le développement d’un programme de subventions pour soutenir la traduction vers et depuis l’italien (via PW).

Soit de promouvoir la lecture et de réaffirmer le rôle d’agents littéraires. « Les agents littéraires sont des professionnels qui mettent en relation auteurs, éditeurs, producteurs et libraires », rappelle Maria Gabriella Ambrosioni. « Grâce à notre association, nous pouvons partager notre expertise et nos connaissances et unir nos forces avec les éditeurs afin d’élargir le lectorat et de trouver un meilleur avenir pour les livres dans notre société. »
 

Au lendemain de la crise, repenser le secteur du livre


Une préoccupation urgente vu le climat actuel. « La pandémie affectera nos vies [...] c’est une situation extraordinaire et dramatique qui nécessite une innovation tout aussi inédite y compris dans le monde du livre. Nous ne pouvons pas rester ancrés dans des méthodes de vente et des politiques établies pour un monde qui n’existe plus et qui déjà montré son obsolescence au cours des 10 et 15 dernières années » peut-on lire dans le document. 

Et de continuer : « La position de l’agent est centrale dans la chaîne d’approvisionnement du livre, car il travaille sur le livre depuis ses phases embryonnaires et accompagne les auteurs tout au long du processus de création. De plus, les agents sont en contact étroit avec de nombreux éditeurs différents, ils ont une vue élargie du potentiel, mais également des limites du système éditorial. »

Lourdes conséquences économiques
de la pandémie sur les auteurs


Ainsi et grâce à l’expertise de ces membres, l’ADALI entend également développer des propositions innovantes afin de repenser le secteur du livre. 




Commentaires
Que ce métier ne soit pas plus développé en France ! Cela changerait tellement la donne... Hélas, nous n'avons qu'un nombre ridicule d'agents, presque aucun dans l'imaginaire (ou n'osant pas s'y mettre... C'est idiot : c'est comme le reste : ça s'apprend !)...
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