Affaire DSK : Banon accepterait de se porter partie civile

Clément Solym - 20.09.2011

Edition - Justice - banon - viol - DSK


Tristane Banon n’a pas tardé à réagir aux premières déclarations de Dominique Strauss-Kahn dimanche soir au JT de TF1. Dès le lendemain, c’est sur le Grand Journal de Canal + qu’elle s’est exprimée, accompagnée de son avocat David Koubbi, pour revenir sur l’agression à caractère sexuel de l’ex-patron du FMI dont elle dit avoir été victime.



« Broyée »


Alors que Strauss-Kahn a de nouveau affirmé sur TF1 qu’il n’ « y avait eu aucun acte d’agression » lors de son entrevue avec Banon en 2003, Tristane Banon clame tout le contraire : « Ce monsieur m'a fait venir dans un appartement sans me dire que c'était une garçonnière (...) Quand je suis arrivée, il a fermé à double tour (...) Très vite, on s'est battu. Si je n'avais pas eu de la chance, cela aurait fini par un viol », assure la romancière- journaliste, dont la carrière aurait été freinée par cette histoire.

Tristane Banon s’est dite « broyée » après avoir entendu DSK et elle a assurée que « son dossier n’était pas si vide ». Décidée, la jeune femme de 32 ans a porté plainte contre DSK et promet de se constituer partie civile si le Parquet de Paris classe l’affaire, cqui entraînera automatiquement la désignation d'un juge d'instruction.

« Légèreté  »

Lors de son audition devant la police française, DSK aurait dit avoir « tenté de l’embrasser », point sur lequel il n’est pas revenu lors de son entretien avec Claire Chazal sur TF1, laquelle n’a d’ailleurs étrangement pas songé à rebondir dans ce sens… L’entretien semblait plus que préfabriqué, la journaliste étant par ailleurs très proche de la femme de DSK, Anne Sinclair.

Sur ses déviances sexuelles bien connues depuis un moment, Strauss-Kahn a confessé avoir perdu sa « légèreté », ce à quoi Tristane Banon a répondu sur le Grand Journal : « Je suis navrée pour lui, la légèreté, moi je l'ai perdue le 11 février 2003. Quand je le vois dire ça avec cette dureté, ça fait mal. Je constate qu'il n'a pas eu un mot, ni pour Nafissatou Diallo, ni pour moi, ni pour les possibles victimes. Il dément les faits hier soir mais dans ce qui a fuité de son audition, il commençait déjà à se souvenir qu'il avait peut-être essayé de m'embrasser, ce qui était très loin de ce qui s'est passé. »

« Télé »

A noter que les règlements de compte des parties de l’affaire Banon se font sur les chaînes de divertissement les plus importantes de France, TF1 et Canal +, accentuant le ton « show » de l’hypermédiatisation de l’affaire.

« Quand on accepte de faire enfin cette démarche de porter plainte, ce n'est pas normal qu'on vous crache dessus comme ça, ce n'est pas normal qu'on offre le JT vingt minutes, comme une rock star », accuse Tristane Banon, sous les grands projecteurs des plateaux de Canal.