Affaire du Carlton : Un délit de proxénétisme aux contours flous

Julien Helmlinger - 03.02.2015

Edition - International - DSK - Sexe - Politique


A partir de ce lundi 2 février, Dominique Strauss-Kahn et 13 autres personnes comparaissent dans l'affaire de proxénétisme dite « du Carlton ». L'auteur, politique et protagoniste de fiction doit faire face à de sévères accusations, les peines pour proxénétisme aggravé en réunion allant jusqu'à 10 ans d'emprisonnement et 1,5 million d'euros d'amende. Mais, le contours du délit étant peu précis, il reste à déterminer si « le roi de la fête » se savait entre les mains de « prostituées » où s'il croyait qu'il s'agissait de « libertines » comme le prétend la défense.

 


Car selon la loi, la prostitution n'est pas interdite en France. Seul le proxénétisme est un délit, mais celui-ci suppose que l'intéressé a conscience que les femmes dont il profite des services ou favorise l'activité se prostituent. L'enquête porte sur quelques 17 soirées, pour un coût total, financé par les amis de DSK, ayant dépassé les 100.000 euros. Pour l'accusation, l'accusé serait « le pivot central et le principal bénéficiaire, parfois exclusif, des rencontres sexuelles », même s'il ne « payait pas ».

 

Selon les dépositions de jeunes femmes impliquées, la défense s'annonce difficile. C'est également l'orgie en librairies, depuis l'éclatement de l'affaire. Avec entre autres Scandale DSK : Le procès qui aurait du avoir lieu, de John Solomon, ou encore Affaires DSL : La contre-enquête, signé Michel Taubman, et enfin pour ceux qui aiment sourire, Les conseils de tonton DSK par Plantu...

 

(via LeMonde)