Affaire Grégory : une plainte pour diffamation vise l'autrice du livre “Briser le silence”

Clément Solym - 20.06.2019

Edition - Justice - diffamation aggravée - affaire gregory - michel lafon


En novembre 2018, Murielle Bolle faisait paraître aux éditions Miche Lafon le livre Briser le silence. Un ouvrage où elle témoignait de son implication dans l’affaire Gregory, 34 années après les faits. Mais un de ses cousins a choisi de porter plainte pour « diffamation aggravée », impliquant l’autrice et son éditeur. 


 

L’affaire Gregory remonte à octobre 1984 : cette sordide histoire est celle d’un enfant de quatre ans, noyé dans la Vologne, dont le corps fut retrouvé ligoté. À cette époque, Murielle Bolle a quinze ans, et devant le juge d’instruction, raconte que son beau-frère, Bernard Laroche, avait kidnappé devant elle Grégory Villemin, la victime. Elle se rétractera quelques jours plus tard, évoquant des pressions policières.

Dans cet ouvrage, elle choisissait, avec l’aide de Pauline Guéna, de « raconter mon histoire, toute mon histoire ». Et ce dans l’intention de démontrer que « nous les Bolle, nous n’avons jamais fait de mal à personne d’autre qu’à nous-mêmes ». Et qu’une partie de la vérité soit enfin dévoilée.

L’évocation de son cousin, Patrick Faivre, à qui elle consacre deux chapitres, avait entraîné le dépôt d’une plainte pour diffamation en janvier dernier, dévoilait alors l’AFP. Elle ciblait déjà l’ouvrage, et selon les informations de Vosges Matin, l’autrice vient d’être mise en examen, au motif de diffamation publique aggravée.

Pour l’avocat du plaignant, « l’objectif est réussi. C’est un premier pas. La procédure va désormais suivre son cours, ça annonce une audience, je l’espère, avant la fin de l’année ». Cependant, la défense est plus mesurée : « Ce n’est pas une procédure qui me préoccupe beaucoup. Cette mise en examen est automatique dès l’instant où il y a une plainte pour diffamation. L’affaire est renvoyée vers le tribunal correctionnel, on verra ça plus tard à la rentrée. »

La maison d’édition ainsi que la romancière coautrice de l’ouvrage devront également être entendues. 

La diffamation peut entraîner des peines de 12 à 45 000 €, avec une année de prison


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