Affaire Rowling : femmes et transgenres, pourtant un même combat

Cécile Mazin - 06.07.2020

Edition - Société - Rowling propos transphobes - droits femmes société - droits transgenres société


Chasse aux sorcières ou clivage profond ? Pour avoir apporté son soutien à JK Rowling, l’autrice jeunesse Gillian Philip vient d’être renvoyée. Elle est plus connue sous son nom de plume d’Erin Hunter et sa série La Guerre des Clans (Pocket, trad. Cécile Pournin). Elle travaillait pour Working Partners, qui a préféré se séparer d’elle. 



Écossaise, Gillian Philip aura, pour tout crime, diffusé un message sur Twitter, accompagné du hashtag #IStandWithJKRowling. Un crime désormais assimilé à de la lèse-majesté. 

Tout part des fameux propos vus comme transphobes de sa consœur, voilà quelques semaines. Il n’en aura pas fallu plus pour que la Toile s’emballe, et sortant d’un confinement, la planète prenne le pli. 

Pour autant, Philip a choisi d’être du côté de Rowling, estimant déplorable qu’on lui saute à la gorge pour avoir tenté de faire valoir le droit des femmes. « Il est préoccupant de constater que mon engagement concernant le droit des femmes et leur position ait été présenté comme de la “transphobie” et que cette accusation ait été maintenue par mes anciens employeurs », indique-t-elle.

L’entreprise Working partners, marche main dans la main avec HarperCollins pour la création de contenus spécifiques. Mais en dépit des résultats « du travail acharné et de l’attitude professionnelle que j’ai portés à mon travail », reprend Philip, les deux acteurs ont préféré céder « face à une foule démente de trolls anonymes sur Twitter ». 
 

Pas de lien direct, mais tout de même


Working Partners commande en effet des séries destinées aux enfants, et le soutien de Gillian Philip à sa consœur a rapidement déclenché des déferlantes de haine sur les réseaux. Le choix de la direction de se séparer d’elle répondrait simplement à un enjeu plus grand.

Chris Snowdon, directeur général, précise en effet que derrière le pseudo Erin Hunter se trouve toute une équipe de créateurs et d’auteurs. En association ce nom collectif à des opinions personnelles, Gillian Philip ne pouvait plus figurer dans cet ensemble. 

« La décision prise ne répondait pas directement à la nature des opinions exprimées personnellement par Gillian », assure-t-il. 

La décision de licenciement a immédiatement été condamnée par Toby Young, fondateur de la Free Speech Union : « Chaque jour, les moyens de subsistance des gens sont détruits et leur nom trainé dans la boue, pour avoir dit quelque chose avec lequel d’autres sont en désaccord. Quiconque conteste le point de vue de ces militants est immédiatement frappé d’ostracisme. »

Une association pour la liberté d’expression, certes, mais qui véhicule une vision assez conservatrice de la société.

Les propos originaux de Rowling reflètent bel et bien « un monde hétéropatriarcal, où une personne transgenre ne parvient pas à trouver sa place », nous expliquait l’Asssociation nationale transgenre. L’enjeu reste pourtant celui de droits et d’une reconnaissance des souffrances et violences, quelle que soit son identité.

Récemment, la romancière a dévoilé qu’elle avait été menacée de mort et de viol sur le réseau social qu’elle affectionne tant. Elle a également tenté d’apporter quelques nouveaux éléments, considérant que le traitement hormonal, voire la chirurgie, étaient des solutions qui n’étaient pas nécessairement universelles.
 


Voici de quoi amplement alimenter le débat… À ce titre, trois librairies indépendantes ont choisi de supprimer les titres de Rowling de leur offre. Si elles reconnaissent que cela aura un impact sur le résultat, elles ne supportent pas l’idée que les propos de la romancière aillent à l’encontre de leur propre philosophie. 


via Daily Mail


illustration johnhain, CC 0


Commentaires
C'est être conservateur d'être attaché à la liberté d'opinion et donc d'expression,mais dans le cadre de la loi je précise ?

En fait oui: il faut la conserver !

Ou la préserver, la maintenir, la sauver etc. -comme vous voulez.

Si le «progressisme» consiste à soutenir la censure liberticide et le pouvoir démesuré de trolls anonymes, une certaine bassesse terroriste des réseaux parfois antisociaux, ce n'est plus du progressisme.

Mais une trahison de celui-ci.

Et de la veule lâcheté.

Cette atmosphère devient irrespirable.

Pénible.

Et je ne suis pas transphobe; cela en regrettant vivement de devoir le préciser vu le contexte de type «étau» dans lequel on nous fait barboter comme dans de la gadoue morale.

CHRISTIAN NAUWELAERS
Pourquoi le public reste-t-il sur les réseaux sociaux? That is the question. La visibilité qu'on y trouve vaut-elle la peine de s'y faire déchirer par des algorithmes ou pis, des militants totalitaristes ? La dictature des minorités devient un vrai sujet d'inquiétude dans la mesure où elle va finir par créer un tsunami conservateur... Des bûchers vont se rallumer pour avoir confondu le droit et l'imposition d'une norme à toute une société. La marginalité ne peut et ne doit pas exiger de ne plus être considérée comme telle. Elle ne peut que demander (et c'est l'essentiel) à ce que ses membres soient protégés comme n'importe quels citoyens.
Pauvre victime d'une haine d'un groupuscule qui ne représente personne, mais qui veut déconstruire le monde pour le reconstruire à leur image.

Bel avenir pour le monde !

Belle pirouette aussi d'avoir réussi à faire virer un auteur JEUNESSE par un groupe qui est par essence dans l'incapacité de faire des enfants. L'éditeur JEUNESSE qui a fait ça a tellement peur pour son image qu'il a fait une faute énorme : il n'aurait de toute façon pas perdu de lecteurs !

Mais bon, le terrorisme agit sur une seule corde : la peur. Et quand on a peur, on fait n'importe quoi.

Ça prouve juste le manque de courage de l'éditeur en question...

Bon courage à Gillian Philip, nouvelle martyre des temps modernes, brûlée sur le bûcher parce qu'elle s'est autorisée à donner son avis... sensé qui plus est.

Il est beau le monde LGBTé !
Ce matin je trouve deux nouveaux commentaires qui vont dans le même sens et font réfléchir.

Mais je ne comprends pas que ce professeur ait évoqué l'esclavage (si c'est vrai et si on a bien compris ses propos, cette nuance est nécessaire)comme une «affaire conclue».

Parlait-il ou non de l'esclavage indistinctement à l'échelle de la planète ou non ?

C'est dans ce dernier cas qu'il a proféré une énormité...

Il faut s'assurer de ne pas déformer ni tronquer ses propos: ceci est une question.

Mais ces actions de censure qui se multiplient à l'envi doivent être inte interrogées pour dire le moins et remises en question.

Mises sur la sellette.

Gare aux bonnes intentions dont l'enfer est pavé et n'oublions surtout pas de juger l'arbre à ses fruits et de penser aux conséquences...

Gare à un dangereux effet «cocotte-minute» qui n'augmenterait certainement pas le taux de tolérance et d'ouverture d'esprit général: la schlague et une atmosphère délétère -et la lâcheté - sont toxiques en soi et pas du tout progressistes...

CHRISTIAN NAUWELAERS
RECTIFICATION évidente: «...doivent être inte interrogées..», chasser l'intrus !

CHRISTIAN NAUWELAERS
JK Rowling a écrit tout un article très violent qui suggère que les personnes trans sont des prédateurs, des menaces pour les femmes et les enfants, que la transition est un acte homophobe et de misogynie intériorisée... On ne parle plus d'opinion, mais de discrimination ouverte d'une communauté déjà mal comprise et menacée (cf le dernier rapport sur la question du Défenseur des droits).



Et ce, pendant que le monde entier se mobilisait pour les droits des personnes noires (les femmes trans noires sont victimes de violence et de meurtre à un taux bien plus élevé que la moyenne...)



Son texte peut sembler très poli quand on n'est pas renseigné, mais joue sur beaucoup de clichés et de peurs transphobes. Je vous suggère d'aller voir les explications sur les réseaux sociaux (car, oui, on y trouve aussi des critiques intelligentes)



Donc la soutenir, c'est soutenir ces propos-là.



Les menaces contre elle sont condamnables. Ceci étant, on peut difficilement parler de censure pour des femmes qui ont publié des best-sellers et qui ont des comptes très suivis sur les réseaux sociaux. Vu leur carrière, elles trouveront à se faire entendre ailleurs sans aucun souci. A noter aussi que les propos de JKR ne l'ont pas empêchée d'être mise à l'honneur lors de Pride Parades, ce qui est quand même ironique...



A titre personnel je comprends la réaction de Working Partners. Je ne voudrais pas travailler avec des personnes qui pensent que les personnes trans sont des menteuses, des violeuses et des pédophiles.



Comme le dit votre titre, femmes et [personnes] trans, même combat : à part dans la tête de quelques un-e-s, très mal renseigné-e-s sur le sujet, et qui passent plus de temps à taper sur les femmes trans qu'à mener un vrai combat féministe, les personnes trans ne constituent pas la moindre menace pour les droits des femmes cisgenres (non transgenre) et luttent au contraire à nos côtés.
C'est amusant comme les propos tenus sont systématiquement déformés par les activistes qui entendent ce qu'ils veulent entendre. Qui a dit que les transgenres étaient spécialement des agresseurs sexuels ? Personne en fait. Qui a dit qu'ils avaient tous des problèmes mentaux ? Personne non plus.



Ce qui est dit c'est qu'il est absolument impossible scientifiquement de différencier de manière absolue une femme transgenre d'un homme qui se ferait passer pour une femme transgenre ou qui se croirait à tort transgenre.

Vous ne pouvez pas dire le contraire c'est uniquement du déclaratif et du ressenti.



En clair, toute loi autorisant l'accès aux femmes transgenres à ce qui est réservé aux femmes, ouvre de fait la porte à tout homme qui se déclare femme.

Nous affirmez vous que les violeurs n'existent pas ? Que les tricheurs n'existent pas ? Et n'interprétez pas : je dis bien "n'existent pas dans la population" pas "n'existent pas parmi les trans".



La réalité est que n'importe quel violeur condamné pourra prétendre être une femme afin d'être incarcéré avec les femmes et pouvoir continuer à loisir. Ce n'est pas une peur irrationnelle, c'est déjà arrivé (ex : Karen Smith). Un homme pourra changer de sexe pour accéder aux compétitions féminines. Ce n'est pas un délire, un rappeur l'a fait avant de rechanger de genre aussitôt. Sans parler des pays avec quotas électoraux (également trollés par un politiciens se prétendant femme les mercredis) et bourses d'études sportives (également volées par des étudiants se prétendant transgenres qui heureusement ont perdu au tribunal). On doute beaucoup qu'un pervers ira jusqu'à changer d'état civil pour accéder à un vestaire. En revanche, une perruque et une jupe associées à la peur du procès pour transphobie et on aura bien quelque guignol pour tenter l'affaire, ne soyez pas naifs.



Les problèmes psychologiques ça n'existe pas peut-être ? Comment protéger les enfants non transgenre mais fragiles cognitifs de l'influence d'une communauté et d'un besoin d'être rattaché à quelque-chose qu'ils croient comprendre ? Comment protéger quelqu'un qui est mal dans sa peau et qui met ça sur le compte d'un problème d'identité de genre ? Là encore ce n'est pas de la paranoia, les détransitionnaires sont pointés du doigt par les activistes au même titre que peut l'être Rolling. On ne peut pas distribuer des hormones comme ça sur simple demande, sur la foi du "consentement éclairé" d'un enfant fragile cognitif qui a besoin de protection spéciale contre lui même. Ca n'empêche pas de chercher des solutions par ailleurs pour ne pas nuire aux enfants réellement transgenres.



Ce que les gens ne veulent pas intégrer c'est qu'on ne parle pas des personnes transgenres, trop peu nombreuses pour que leurs droits puissent géner qui que ce soit au quotidien. On vous des dérives possibles de ces droits de la part du reste de la population. Une loi s'applique à tous.
rowling n'a pas dit que les femmes trans étaient des prédateurs. Elle a reconnu les violences vécues par les femmes trans. Elle a juste dit que accepter n'importe qui comme étant "une femme" trans sans opérations, ni hormones, ni habits féminins ni rien c'était ouvrir la porte à des prédateurs potentiels.
You are a liar !



Everybody can read on her site her answer to the misogynists attacks she has to face.



You are very controling and abusive.
Loulou:ce site est francophone,merci de respecter cela.

J'ai compris la forme de votre message (je parle anglais) mais ce n'est pas nécessairement le cas de tout le monde.

Sur un site anglophone, j'écrirais en anglais.

Sur le fond: je ne comprends pas !

À qui vous adressez-vous ?

Il est élémentaire de préciser cela pour intervenir, surtout pour la première fois...

Je ne me prononce pas sur le fond -incompétent - mais votre intervention doit être expliquée sous peine de tomber comme un cheveu sur ou dans la soupe !

Sorry !

CHRISTIAN NAUWELAERS
Cette lamentable affaire montre, une fois de plus, la nocivité des réseaux dits « sociaux », machines à décerveler et à manipuler. On peut les assimiler à des virus hautement toxiques qu’il faut isoler et combattre : pour ma part, je n’y vais jamais, je n’y ai aucun compte.



La chasse aux sorcières hystérique dont ces personnes – des femmes, de surcroît – sont victimes est surtout le fait de personnes complexées, de « progressistes » autoproclamés et de « minorités » de tout poil qui prétendent monopoliser la parole à coup d’agressions verbales et autres intimidations, vieux procédés des mouvements extrémistes, des nazis aux trotskystes en passant par les intégristes religieux, les communistes et autres ayatollahs sectaires. S’y ajoutent aujourd’hui, entre autres, les « minorités sexuelles », les escrologistes, les « indigénistes » et autres « racialistes ». C’est la version électronique des sinistres réunions organisées dans les années 1930 en URSS au cours desquelles chacun devait justifier son passé et sa conduite actuelle et au terme desquelles l’exclusion du Parti était votée par un collectif hystérique et apeuré, avec comme conséquence la mort sociale, voire le goulag ou l’élimination physique immédiate ; cela rappelle aussi les meurtrières séances d’autocritique pendant la Révolution culturelle maoïste que le grand sinologue belge, Simon Leys [Pierre Ryckmans], dénonça dès le début, contrairement à la très grande majorité des sinologues et autres intellectuels, lâches et conformistes.



On ne change pas une formule qui gagne : « Traitez vos adversaires de fascistes : le temps qu'ils se défendent, vous aurez tout loisir de leur porter de nouveaux coups ! » (Dimitri Zakharovitch MANOUÏLSKI, 1883-1959 ; militant communiste russe qui exerça une influence importante dans l'Internationale communiste dans les années 1920 et 1930.) : remplacez « fascistes » par « transphobes » et vous comprenez comment ces gens réussissent à intimider maints adversaires et les médias, toujours conformistes et peureux face à ceux qui savent brandir et asséner les slogans à la mode. On peut aussi reconnaître les procédés intolérants de ce véritable terrorisme intellectuel dans ce propos d’un maître de la pratique en la matière : « Je compris l'infâme terrorisme intellectuel exercée par ce mouvement [les sociaux-démocrates autrichiens... vus par l’auteur avant 1914], particulièrement sur la bourgeoisie qui, ni moralement, ni physiquement, n’est de taille à soutenir de tels assauts. La tactique de la Social-Démocratie consiste à faire pleuvoir, à un signal donné, une véritable averse de mensonges et de calomnies sur les adversaires qui lui semblent les plus redoutables, jusqu'à ce que leurs nerfs soient brisés, et qu’ils se soumettent à l’odieux dans le fol espoir de recouvrer la tranquillité.... Cette tactique qui est fondée sur une juste évaluation des faiblesses humaines, doit conduire presque mathématiquement au succès... » (Adolf HITLER, Mein Kampf, Tome 1, chapitre 2, milieu – Traduction de 1934).



Comme l’écrit très justement Ella Korê dans son excellent billet, on peut craindre le retour de tendances réactionnaires en réaction à ces délires. En réalité, nous devons refuser absolument l’imposition d’un ordre moral, quels que soient ses promoteurs : l’Histoire enseigne d’ailleurs qu’il n’y a rien de mieux qu’une ancienne victime pour faire un bourreau sans état d’âme…



La liberté d’expression – donc la Liberté tout court – est en danger : nous devons donc nous opposer ouvertement et frontalement à ces persécutions intolérables qui risquent briser des vies et d’instaurer un ordre moral fondé sur l’intimidation et la censure. Peut-être faudrait-il, entre autres, revoir le droit pénal pour affiner ou créer un délit de harcèlement et de diffamation numérique qui soit raisonnablement facile à mettre en œuvre : mais, comme je ne suis pas pénaliste, je me borne à poser cette question.
bonjour

d'autant plus que ces groupes essayent aujourd'hui de définir une lesbienne comme une personne qui se dit lesbienne et d'interdire les rassemblements de lesbiennes de sexe féminin -considérés comme "offensant"- ce qui reviendrait à interdire l'homosexualité féminine.
Nous entrons dans une ère dangereuse, une ère de la censure où seules les opinions admises ont droit de cité, y compris lorsqu'elles sont radicalement misogynes comme celles du lobby transgenriste.

Des intellectuels se voient injustement condamnés, censurés, pour apporter leur soutien à d'autres intellectuels ou pour énoncer des idées qui n'ont pas l'heur d'être approuvées par le régime dictatorial de la political correctness.

Les bûchers sont rallumés.
Ja, ja... wollen wir mal diese politisch korrekte Gleihaltung einführen? Denn uns gehören die Medien und morgen die ganze Welt!

[Oui, oui mettons donc en place cette normalisation politiquement correcte ! Aujourd'hui les médias nous appartiennent et demain, ce sera le monde entier !]



C'est hallucinant de constater à quel point la syntaxe et le vocabulaire nazis sont faciles à employer pour présenter ces mouvements de tordus liberticides. Vraiment, ça fait peur.



La situation devient préoccupante alors que la plupart des médias ont une attitude lâche et indigne : il faut mettre ces mouvements hors d'état de nuire avant qu'ils puissent allumer des bûchers comme leurs prédécesseurs le firent en 1933. Je me contrefiche du contenu des soi-disant " idéaux " que ces gens affirment défendre ou plutôt veulent nous imposer : ce sont leurs méthodes fascisantes qu'il faut prendre en compte et leurs effets liberticides. Et là, il n'y a pas de compromis à faire qui rappellerait le honteux et sinistre souvenir de l' " appeasement " de Neville Chamberlain cherchant, en dépit du bon sens, un accord avec " Mister Hitler " dans les années 1930.



La Liberté ne se divise pas et il n'y a aucun compromis à passer avec des fanatiques qui veulent nous terroriser afin de pouvoir censurer puis détruire notre civilisation démocratique du libre débat.
" Gleichschaltung " [mise au pas, normalisation], pardon !
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