Agents : publier un auteur et client, est-ce bien raisonnable ?

Clément Solym - 22.09.2011

Edition - Société - agents - publier - auteur


La question du rôle futur des agents obsède désormais les auteurs anglo-saxons. Dans notre plateau de fromages de pays, cette interrogation n'est pas encore d'une brûlante actualité. Mais fort de l'épisode Wylie le Chacal, et de la maison d'édition numérique qu'il a créée, les regards interrogent...

À l'occasion de la réunion trimestrielle de la so british Association of Authors Agents, le président Anthony Goff a expliqué quels étaient les enjeux pour la profession, et livré l'avis officiel du parti.

T'auras pas d'avance, Néo
Pour certains agents, publier son auteur relèverait de l'illégalité pure et simple : le conflit d'intérêts serait par ailleurs trop important, de même que les dangers apparaissent clairement.

Pour Goff, il faut revenir sur un point : publier l'un de ses clients n'a rien d'illégal. En revanche, il faut savoir où l'on met les pieds. « Nous avons pris des mesures pour savoir quels sont les risques, et donner à nos membres les conseils pour ceux qui souhaitent s'engager dans cette voie », explique-t-il.

Avant toutes choses, les agents ont pour devoir de fournir aux auteurs les meilleurs conseils qui soient. Et l'auteur de s'engager alors en pleine connaissance de cause, sachant ce qu'il va gagner et perdre.

D'autre part, cet engagement doit être impérativement contractualisé, pour protéger tout le monde, et prévenir les petites tracasseries d'un accord verbalement arrangé.

Cité par The Bookseller, l'agent Peter Cox critique violemment cette évolution de leur métier, considérant que publier son client est « totalement hors de propos ». « Vous portez deux casquettes et comment pouvez-vous conseiller un auteur sur ce qui est une bonne affaire ? »