Agneau de silence : 44 années de carrière et Thomas Harris “n’invente rien”

Clément Solym - 20.05.2019

Edition - Société - hannibal lecter - thomas harris - cari mora


A l’occasion d’un portrait dans le New York Times, Thomas Harris, 78 ans, le créateur d’Hannibal Lecter, revient sur 40 années de carrière, tout en faisant partager un peu son quotidien à Miami. L’occasion d’en apprendre plus sur cet auteur mondialement reconnu (50 millions de livres vendus!) mais finalement assez secret. Un portrait réalisé alors que le dernier ouvrage de Harris sort le 22 mai en français (Cari Mora, Calmann Levy Noir, trad. Bernard Cohen), son premier roman depuis 2006 et le premier depuis 1975 dans lequel son célèbre personnage n’apparaît pas. 

Ce nouveau roman se déroule à Miami, en Floride. 
(Image parMustangJoe de Pixabay)
 

Par exemple, qu’a-t-il pensé de l’adaptation cinématographique du Silence des Agneaux (1991), un film qui valut à Anthony Hopkins l’oscar du meilleur acteur ? Déçu par l’adaptation de Dragon rouge par Michael Mann en 1986, il n’avait pas regardé le film de Jonathan Demme, avant de tomber dessus par hasard un soir à la télé. Il dit le trouver excellent.

En revanche, il n’a pas encore vu la série Hannibal, où c’est le Danois Mads Mikkelsen qui reprend le rôle du psychiatre cannibale. 
 

D’où l’auteur tire-t-il ses idées pour ses ouvrages ? Comme il ne donne que rarement d’interviews, les spéculations allaient bon train depuis plusieurs décennies. « Je n’invente rien. Regardez autour de vous. Tout a eu lieu », explique-t-il sans plus de précision au journaliste du Times. Qui par ailleurs, prend soin de préciser que l’écrivain est aussi poli et sympathique que ses personnages sont terrifiants. 
 

Enfin, Thomas Harris donne aussi quelques indications sur ses méthodes de travail, citant Flaubert et Madame Bovary au passage. « La parole humaine est comme un chaudron fêlé où nous battons des mélodies à faire danser les ours, quand on voudrait attendrir les étoiles. »
 

Le père d’Hannibal travaille ainsi tous les jours de 8 h 30 à 14 heures avant de déjeuner et de faire une sieste. Et, quand un passage lui donne du fil à retordre, il passe à l’écriture manuscrite, n’écrivant parfois pas plus qu’un paragraphe. D’où une certaine lenteur : Cari Mora est son sixième livre en 44 ans de carrière. 



via The New York Times


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