Agota Kristof, une écriture entre Kafka et Beckett

Clément Solym - 29.07.2011

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 L’annonce de la mort de la dramaturge et écrivaine Agota Kristof a provoqué une vague de réactions. Son éditeur français, chez Seuil, Bertrand Visage, évoque son souvenir auprès de l’AFP.

Agota était traduite en une trentaine de langues, dont le japonais, où elle avait accédé à une grande réputation.

« Pour la dimension métaphysique, fantastique de son écriture et sa vision prémonitoire des catastrophes qui guettent l'humanité. Pour sa solitude et son doute radical qui faisait qu'on ne pouvait l'enrôler dans aucune cause.../...


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Elle riait de sa récente reconnaissance par les autorités de son pays natal, car elle avait toujours été tenue à distance comme pouvait l'être chez nous un (Samuel) Beckett -qui n'a pas trouvé d'éditeur alors qu'il avait une oeuvre à peu près complète lui ayant valu par la suite le prix Nobel - ou en Autriche un Thomas Bernhard
 », explique l’éditeur.

Son écriture, « planche de salut » exprimait un « dénuement extrême », précise Brtrand Visage.

Agota Kristof est décédée à 75 ans. (notre actualitté)