Agression sexuelle : L'écrivain Maxime Roussy remis en liberté

Julien Helmlinger - 16.12.2013

Edition - Justice - Maxime Roussy - Agression sexuelle - Leurre informatique


Arrivé menottes aux poignets en Cour du Québec, mercredi dernier, détenu depuis une semaine pour non-respect de conditions de remise en liberté, l'auteur jeunesse à succès Maxime Roussy a finalement retrouvé sa liberté, ce 13 décembre. Une décision accueillie avec soulagement par l'écrivain et sa conjointe, tandis que celui-ci fait encore face à six accusations à caractère sexuel ainsi que de leurre informatique à l'endroit d'une jeune lectrice.

 

 

Maxime Roussy (via les librairies Renaud-Bray)

 

 

L'homme de 37 ans, qui était dans le box des accusés, attend toujours son procès pour notamment agression sexuelle armée, pour des faits qui auraient été commis à l'encontre d'une fan qui était mineure au moment des événements, entre 2006 et 2010 à Montréal. L'auteur jeunesse, résidant du Saguenay et père de quatre enfants, a signé des séries populaires comme Pakkal et Le blogue de Namasté.

 

A l'annonce de sa remise en liberté, dans la salle d'audience, après enquête préliminaire pour son dossier principal et une semaine d'incarcération, la décision a été accueillie par le couple avec des pleurs de soulagement. Ils pourront ainsi passer les fêtes de fin d'année en famille.

 

La jeune femme présentée comme la victime alléguée, qui est désormais âgée de 19 ans, a témoigné avec beaucoup d'aplomb face à la Cour. Mais tandis qu'un informaticien a en outre été entendu, le contenu du témoignage de la lectrice est frappé d'une ordonnance de non-publication

 

Si la procureure de la Couronne, Caroline Dulong, s'opposait à la remise en liberté de l'accusé, le juge a quant à lui décidé de libérer Maxime Roussy, en exigeant toutefois de nouvelles garanties.

 

Le frère du romancier, Pascal, s'est engagé à verser 10.000 $ de caution, et devrait en outre déposer une somme de 2000 $ supplémentaires. Si ce n'est dans l'exercice de son travail d'auteur, l'écrivain est interdit d'usage d'un ordinateur.