Aharon Appelfeld : « Moi, j'écris sur une période de catastrophe »

Clément Solym - 29.05.2010

Edition - Société - Aharon - Appelfeld - portrait


Venu à Lyon à l’occasion des Assises du roman, Aharon Appelfeld s’est livré aux journalistes comme il a pu déjà le faire dans son autobiographie Histoire d'une vie couronné par l’obtention du Prix Médicis Etranger en 2004. C’est à partir de ce succès de librairie que l’auteur s’est véritablement fait connaître en France.

Quand on pénètre dans les méandres de sa vie, on bascule rapidement dans l’Histoire : son destin fut en effet constamment tributaire des événements marquants de la Seconde Guerre mondiale.

Alors qu’en France, les éditions de L’Olivier ont publié en 2009 Et la fureur ne s'est pas encore tue, Aharon Appelfeld reste encore un écrivain discret dans l’hexagone. Mais il possède une différence fondamentale avec ces collègues israéliens : il n’est pas né en Israël mais dans une petite ville roumaine qui se retrouve aujourd’hui en Ukraine. C’était en 1932.

Il perdit très jeune sa mère, victime des nazis et partit avec son père dans les camps. En 1942, suite à son évasion, il se trouva incorporé à une troupe de brigands ukrainiens. Ensuite, ses pas l’amènèrent à devenir garçon de cuisine pour l’Armée rouge. Cet orphelin qui n’a de place nulle part finit par se tourner vers la Palestine qu’il adopte en 1946.

La lecture de la Bible reste la base essentielle de son travail rapporte l'AFP. Devenu par la suite professeur de littérature, il apprit le yiddish et l'hébreu. Il s’adonne depuis maintenant longtemps à l’écriture avec succès tant en Israël que dans le monde entier.