Aides à la presse : Mickey et Spirou se sentent bien seuls

Cécile Mazin - 16.12.2013

Edition - Economie - aides à la presse - journal de Mickey - Spirou


La semaine passée, un immense tableau récapitulatif des aides apportées à la presse par le ministère de la Culture a montré que Le Monde et Le Figaro étaient les plus richement doté, avec respectivement 18,685 et 18,263 millions d'euros. Si le top 10 présente bien entendu les grands titres de la presse nationale - Libération, le Nouvel Obs ou encore L'Express, la presse littéraire fait figure de parent pauvre. À l'exception d'un petit rouquin bien connu et d'une souris à grandes oreilles...

 

 


 

 

Présentant les 200 titres ayant bénéficié d'aides directes, le ministère de la Culture livre donc un bilan détaillé des chiffres de l'année 2012, répartis entre Aides directes, Aide postale et Aides aux autres tiers. « La publication de ces résultats s'inscrit dans l'attachement de longue date que porte l'État à garantir la liberté de la presse et à conforter les conditions de son pluralisme », assure le ministère. (quelques explications supplémentaires dans le document en fin d'article)

 

Notons immédiatement que la presse en ligne n'est pas vraiment présente - pas présentable ? En outre, ne disposant pas d'un outil en mesure d'assurer, comme le fait l'OJD, la publication de chiffres de diffusion, le MCC ne présente aucune donnée concernant les pure-players. 

 

Évidemment, dans plusieurs des quotidiens et des hebdomadaires présentés, on retrouve des pages Livres - certaines publications sont même exclusivement consacrées aux secteurs culturels. 

 

Mais pour le monde du livre à proprement parler, il faudra attendre la ligne 93 pour retrouver Le journal de Mickey, qui bénéficie de 549.268 € d'aides réparties en 394 K€ d'aides postales et le solde en aides directes. Ramené à un exemplaire cela équivaudrait à 0,08 centime. En place 172, c'est Spirou qui s'insère, avec 194.462 € d'aides, la totalité en aides postales. 

 

Ni magazine littéraire, ni Lire (ou alors intégré au groupe L'Express ?) pas plus que de Quinzaine littéraire, ni autres publications.