Alain Kouck, PDG d'Editis, brigue la présidence du SNE

Clément Solym - 01.02.2012

Edition - Société - Alain Kouck - président - SNE


Exclusif ActuaLitté : C'est donc la période qui veut cela : la présidentielle bat son plein, et s'il manque aujourd'hui un candidat qui ne s'est toujours pas prononcé, l'ambiance est donc aux déclarations. Et les uns et les autres visent les postes de président qui les concerne, après tout.

 

Selon les informations de ActuaLitté, Alain Kouck, actuellement à la tête du groupe Editis, racheté par le groupe Planeta en avril 2008, viserait volontiers le poste de président du SNE, ou Syndicat national de l'édition. C'est que cette année, Antoine Gallimard, qui l'occupe actuellement, pourrait donc quitter ses fonctions, après avoir officiellement présenté sa candidature en juin 2010. Eh oui, après deux ans du Bureau Gallimard, il va falloir changer... Et Alain Kouck serait manifestement tout à fait disposé à prendre la place. 

 

Enfin, pas littéralement 'prendre la place', pas cette fois. 

 

Revenons en 2010 : mi-février, Serge Eyrolles annonce son intention de quitter le SNE et son poste de président, après 19 années de bons services. Et si le nom d'Alain Kouck nous était parvenu aux oreilles, voilà que le 19 mars, LivresHebdo annonce un peu rapidement qu'Alain Kouck va le remplacer. Avec une prise de fonction immédiate.

 

Election à la corse

 

Quid ? Eh bien oui : nos confrères, faisant fi des statuts du SNE, qui impose un vote pour l'élection d'un président - chose pourtant assez commune en démocratie - annoncent dans des conditions plus que douteuses, et sur la base d'informations passablement étranges, qu'Alain Kouck est nommé président. Nommé, et pas élu, puisque d'élections il n'y aura pas.

 

 

 

L'affaire avait de quoi faire sourire, sauf qu'à ce moment-là ; le groupe Hachette voit rouge. En effet, « le remplacement du président du SNE ne peut être décidé par le Bureau, mais doit faire l'objet d'un vote de tous les adhérents, à l'occasion d'une assemblée générale », rappelait le groupe. (voir notre actualitté

 

Et de dénoncer alors cette opération qui avait tout du putsch, les militaires en moins, et la prise de pouvoir d'Alain Kouck, rendue officielle par le journal professionnel, qui avait quelque peu devancé la réalité. Conclusion alors de Hachette Livre : « Les manipulations auxquelles se sont livrés certains à partir de discussions informelles du Bureau conduisent Hachette Livre à prendre congé des instances du SNE, dans l'attente de cette assemblée générale extraordinaire. »

 

La présidence tournante

 

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Afin d'apaiser le groupe Hachette scandalisé, il aurait été proposé une solution alternative, pour mieux faire passer la pilule de la nomination un rien autocratique, « la présidence alternée ». Cette solution fut en effet envisagée, mais n'avait aucune réalité dans les statuts de l'époque du SNE, et moins encore de réalité juridique. 

 

Dans un communiqué sorti d'on ne sait quel chapeau, voici pourtant que la présidence alternée était entérinée. « Serge Eyrolles ayant souhaité quitter la présidence du SNE, le syndicat a décidé d'instaurer une nouvelle gouvernance, qui se traduira par une présidence tournante tous les deux ans. Dans l'immédiat, c'est Alain Kouck qui lui succédera comme président, à une date qui doit être définie par le Bureau. » (voir notre actualitté

 

Une déclaration intéressante, mais qui ne s'accompagnait d'aucun changement des stauts, et avait de quoi faire dresser le sourcil de scepticisme. 

 

Une perturbation dans la Force

 

Mais il existe surtout une règle tacite au SNE, qui dit qu'aucun des P.D.G. des grands groupes ne peut aspirer à la présidence du Syndicat, sous peine de créer un déséquilibre dans la structure. Antoine Gallimard représentait un peu l'exception confirmant la règle, puisque d'ordinaire, ce sont des maisons de taille moyenne qui sont élues pour la fonction - Eyrolles en l'occurrence, avant Gallimard, et d'autres avant lui. 

 

Sollicité par ActuaLitté, concernant la candidature d'Alain Kouck à la fonction de président du SNE, Editis nous assure « ne pas avoir à donner d'information à ce sujet, ni à d'informations à donner ». 

 

Mince, il pourrait ne se déclarer qu'en février ? 




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