Alan Bennett s'agace du sort réservé aux bibliothèques britanniques

- 24.10.2012

Edition - Société - bibliothèques - Grande-Bretagne - volontaires


L'auteur et dramaturge Alan Bennett a donné de la voix contre le gouvernement britannique, à l'occasion de l'ouverture d'une bibliothèque gérée par des volontaires. Loin de se pâmer devant la solidarité de la communauté face au laxisme du gouvernement, Bennett a souligné que la situation des établissements de prêt lui semblait très inquiétante, tout comme le déni des autorités, des districts à Downing Street.

 


Alan Bennett, a very English affair

Alan Bennett, a very English affair, chrisjohnbeckett, CC BY-NC-ND 2.0

 

 

Comme bon nombre de bibliothèques britanniques, la Chalk Farm Library a échappé à la fermeture définitive grâce à l'acharnement de ses usagers, rassemblés au sein de la Primrose Hill Community Association et de la Friends of Chalk Farm. Tandis que le conseil de Camden entérinait la réduction drastique des budgets, ces derniers ont mis sur pied une gestion par des volontaires.

 

« Le pire, c'est que ces efforts sont nécessaires » a expliqué Alan Bennett présent lors de l'inauguration aux côtés de Dame Joane Bakewell. « Il n'est pas normal de vivre dans une société où il faut en arriver là. Ce service devrait être public, offert par les autorités et l'administration locales », a terminé l'auteur de Talking Heads.

 

Si l'ambiance était à la fête, avec la coupure du ruban inaugural par la plus âgée et le plus jeune des inscrits, Dame Joan Bakewell n'a pas été plus tendre avec la politique du gouvernement : « Je suis une travailliste, je ne crois pas du tout à ce discours "Nous sommes tous dans le même bateau". Les bibliothèques sont destinées à tous, et elle devraient être accessibles à chacun. »

 

La communauté des volontaires de Primrose Hill, aux alentours de Londres, a réussi à réunir un fonds de soutien qui avoisine les 500.000 £, grâce à 494 donateurs, dont le district de Camden, tout de même, et Jude Law, résident du coin. Mais la situation des bibliothèques reste critique : rien ne dit que cette mobilisation fera loi...