Albin Michel intéressé par la reprise de deux librairies Chapitre

Clément Solym - 10.12.2013

Edition - Librairies - Albin Michel - librairies Chapitre - cessation d'activité


Dans la reprise des librairies Chapitre, mises en vente, plusieurs acteurs se sont manifestés. Depuis le 2 décembre, le tribunal de Commerce de Paris a décidé de se prononcer en faveur de la cessation d'activité. Une décision qui bascule en faveur de la procédure collective, avec poursuite de l'activité cependant. 

 

 

Albin Michel Stephen King

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

À ce jour, sur les 55 établissements à reprendre, cinq dossiers seraient instruits au Centre national du livre, et quatre à cinq établissements capteraient l'intérêt de d'autres repreneurs. 

 

Selon nos informations, confirmées par ailleurs, le groupe Gallimard, qui dispose déjà de plusieurs librairies, souhaiterait investir dans la ville de Nancy. La Fnac se montrerait également intéressée par quelques magasins, sous la forme de franchise, mode de développement largement vanté par Alexandre Bompard, l'actuel PDG.

 

Mais le plus étonnant est que le groupe Albin Michel réfléchirait lui-même à investir dans deux des librairies du réseau Chapitre. Une véritable nouveauté pour cette maison d'édition, qui n'avait jusqu'à lors pas ouvertement manifesté d'intérêt pour ce type de développement. 

 

Nous avons sollicité la société pour obtenir de plus amples informations.

 

Reste que, selon certains, la vente des établissements semble un peu « forcée » par l'actionnaire du groupe Actissia, en brandissant la cause de la librairie indépendante. Le président du CNL s'était d'ailleurs exprimé assez clairement sur ce point : « C'est, en effet, précisément parce que le groupe Chapitre a cessé de faire de ses librairies des librairies indépendantes qu'il est aujourd'hui en cessation d'activité : il a centralisé les commandes et fait exactement ce qu'il ne fallait pas faire. Ceci a déjà conduit Virgin à l'échec et y entraînera demain tous ceux qui fonctionnent ainsi.

 

Une librairie n'est viable que si le libraire affiche une sélection claire, prend des risques, des positions littéraires, quelles qu'elles soient, générant ainsi des commandes différenciées. Il n'existe pas de contre-exemple à ce fonctionnement. »