ALERTE : l'ebook cannibalise les ventes de livres papier

Clément Solym - 23.09.2010

Edition - Economie - vente - livres - papier


Nielsen BookScan vient d'endosser le manteau du grand Satan : nous y sommes, la fin du Monde est proche, le livre est foutu, on va tous mourir. Surtout vous, d'ailleurs, parce que moi, j'ai pas vraiment l'intention de me laisser faire !

Plus sérieusement, le très sérieux cabinet d'analyse vient de dévoiler que depuis la toute première fois depuis les premiers relevés établis, les ventes d'ebooks ont plus que doublé. Dans le cadre d'un séminaire qui se déroulait hier, rapporte The Bookseller, avec Enders Analysis, il a été démontré que la science-fiction et les titres de romance connaissent un engouement supérieur en matière de livres numériques que de papier.

Romance, SF et fantasy

Ainsi, dans le secteur SF et fantasy, au niveau mondial depuis le mois de juin, représentait 10 %, soit trois fois plus de parts de marché que dans le livre imprimé. Idem dans la romance, qui représente 14 % des ventes d'ebooks, soit sept fois les parts du marché de l'imprimé.

De son côté, l'IDPF qui recense à sa façon les ventes d'ebooks sur le territoire américain avait constaté que le mois de juillet 2010 représentait 40,8 millions $ de chiffre d'affaires, alors qu'en juillet 2009, il n'était que de 16,2 millions $. En outre, le mois de juillet à lui seul représente plus de 42 % des ventes réalisées durant le deuxième trimestre 2010...

Le papier en berne, nous y voilà

Et en parallèle, Nielsen constate une baisse des ventes de livres papier dans ces marchés. Pire, aux États-Unis, les ventes de romance sont en baisse de 7,5 %, de même que pour la SF et la fantasy - quand bien même l'effet Stephenuie Meyer se dissipe. En revanche, note l'Association of American Publishers, le marché de l'ebook est dix fois plus important qu'en 2008, avec une accélération des ventes au cours des deux premiers trimestres de 2009, particulièrement notable.

La corrélation ne peut plus être évitée, et autoriserait même à considérer que les personnes qui ont basculé du côté numérique de la Force ont pour oeuvres de prédilection des ouvrages de SF, de fantasy ou de romances. Si les ventes de papier n'ont pas connu une chute vertigineuse, reste tout de même qu'elles ont baissé.

Bon, finalement, personne n'est blessé ?