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Alexandre Jardin candidat à la présidentielle : “Le pays est dans la merde”

Nicolas Gary - 03.12.2016

Edition - Société - Alexandre Jardin présidentielle - président république écrivain - Maison citoyens candidat


Sur l’antenne de France Info, Alexandre Jardin romancier publié aux éditions Grasset et fondateur de Bleu Blanc Zèbre a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle. Une nouvelle qui déroute, alors qu’il avait jusqu’à lors apporté un soutien à Emmanuel Macron. Il portera la voix de la Maison des citoyens, mouvement qu’il avait lancé en août dernier. 

 

 

« Oui, le mouvement Les Citoyens va présenter un candidat et ce sera moi », a lancé Alexandre Jardin en direct. Un engagement politique qui n’étonnera pas, si l’on se souvient de ses déclarations d’août.

 

Son approche n’était pas celle d’un « parti au sens traditionnel du terme, parce qu’un parti, c’est fait pour faire carrière ». La Maison des citoyens se donnait pour mission de rendre le pouvoir, « notamment aux gens les plus légitimes, les “faizeux”, les gens qui ont déjà montré qu’ils savaient faire pour les autres, pour la société ». 

 

Et durant son intervention sur France Info, l’écrivain et cinéaste récidive : « Les partis sont des machines à faire des candidats et non pas à faire exister les gens. Les gens qui nous écoutent vont compter. » Et d’ajouter : « J’en veux à tous les gens qui parlent. Je respecte les gens qui font, qui passent à l’acte. Je ne crois pas que quelqu’un qui ne fait pas déjà, fera. »

 

 

 

« Les gens qui nous écoutent ne supportent plus ce cirque. Ils ne supportent plus qu’on réduise le discours sur la politique aux discours entre les hommes politiques. Ce qui est important, c’est que les gens qui nous écoutent existent. C’est pas de savoir si on va faire exister des starlettes ou des partis. »

 

Et la Maison des Citoyens d'appuyer dans un simple message : 

 

Les Citoyens s'invitent en 2017

Ni de droite ni de gauche mais EN FACE des partis.

Tous proposent des contenus - des programmes - nous proposons un changement de MÉTHODE.

Il s'agit de prendre le pouvoir pour le DONNER aux gens, aux territoires et à celles et ceux qui AGISSENT déjà ! De co-construire.

Les BIENVEILLANTS arrivent

 

 

C’est un futur candidat vindicatif qui s’exprimait sur l'antenne, balayant l’histoire relyée dans les médias nationaux du changement de numéro de portable de Manuel Valls. « Il y a une révolte territoriale. [...] On continue de parler de ces conneries. » Un dégoût manifeste pour l'intérêt que les médias peuvent porter aux épiphénomènes de communication – et pas assez pour les solutions portées : 

 

 

 

« Le pays est dans la merde. Et à un moment donné, la bonne nouvelle, c’est que l’on est en train de monter une offre qui est une révolte positive, altruiste, profondément bienveillante. » 

 

Alexandre Jardin en politique : une Maison “pour tous ceux qui ne comptent plus” 

 

Un écrivain devenu président de la République, c’est assez rare : un précédent existe au Sénégal, avec Léopold Sédar Senghor, poète de la négritude, notion partagée avec Aimé Césaire. Senghor fut entre septembre 1960 et décembre 1980 président du pays... La comparaison semble toutefois peu évidente.