Algérie : les éditeurs demandent une révision de la TVA sur les publications locales

Victor De Sepausy - 22.11.2016

Edition - International - Algérie - TVA - livres


Dans le cadre actuel, un livre importé en Algérie est moins taxé qu’un livre produit sur le sol algérien. Devant cette inégalité de traitement qui pose des problèmes de concurrence, l'organisation nationale des éditeurs du livre (ONEL) a tenu une conférence de presse en demandant une exemption de TVA pour le livre local, rapporte El Watan.

 

(Crédits photos : CC BY 2.0 - Hichem Merouche)

 

C’est une des propositions qui a été faite auprès du ministère du Commerce à l’issue du premier salon international de l’industrie du livre qui s’est tenu du 29 octobre au 2 novembre, aux Pins Maritimes.

 

Il faut dire que pour l’instant un livre importé est soumis à 12,35 % de TVA tandis qu’un livre local se trouve taxé à 34,55 %. Ce fut l’occasion aussi pour les éditeurs de déplorer la situation actuelle de la production de papier en Algérie. Si une grande quantité d’usines fournissait autrefois les éditeurs, ce n’est plus le cas aujourd’hui et beaucoup sont à l’arrêt.

 

Le livre algérien a aussi des difficultés à s’importer à cause d’un coût du transport plutôt élevé. Il faudrait donc aussi chercher des solutions sur ce plan.

 

Le problème de la TVA continue aussi de perdurer en Europe puisque le livre numérique et le livre papier ne bénéficient pas de la même possibilité d’être vendus avec un taux de TVA réduit. Si la France pratique une égalité de traitement entre les deux formats, l’Europe reste bloquée sur ce plan. Et, pour l’instant, Pierre Moscovici, malgré de belles paroles, ne parvient pas à faire avancer ce dossier.