Allemagne, Angleterre, États-Unis : trois approches du livre numérique

Clément Solym - 26.08.2011

Edition - Société - ebook - simonandschuster - etude


Le cabinet de conseil marketing Simon & Schuster a interrogé 250 primo-acheteurs de lecteurs de livres numériques en Allemagne, au Royaume-Uni, et aux USA. Son étude permet de parcourir les tendances actuelles des acheteurs. Le cabinet donne quelques conseils d’établissement des prix.


90 % des lecteurs sur écran pensent lire plus de livres numériques à l’avenir. Pour le cabinet de conseil, cela signale un marché débutant, mais promis à un bel avenir. Le marché aux États-Unis est passé de 2,3 millions de dollars en 2005, soit 1,5 millions d’euros, à 120 millions en 2010, soit 83 millions d’euros. L’augmentation est de 800 %.
 

 


Concernant la politique d’établissement des prix, le cabinet recommande qu’elle soit individualisée pour chaque livre, en fonction de son ancienneté sur le marché et de son succès entre autres. Le cabinet déconseille fortement d’appliquer systématiquement la formule « prix du livre numérique = prix du livre papier - x% ».

Le cabinet de conseil, spécialisé dans la politique d’établissement des prix, considère qu’il ne faut pas réitérer l’erreur du prix unique pour toutes les œuvres commise par l’industrie de la musique.

Les Allemands semblent se révéler plus pingres que les américains quand au prix accepté pour un ebook, même si globalement les gens interrogés ont des vues très différentes sur ce point.
 

Ces divergences empêchent de savoir si les différences d’appréciation sont dues aux pays ou à une instabilité générale des avis. 

Les Allemands trouvent qu’un prix de 64 % inférieur au livre papier est correct, tandis que le chiffre monte à 70 % pour les Américains. Les appréciations « trop cher » et « pas assez cher » varient en plus et en moins de 10 dollars américains pour un même livre.

 

Une différence plus notable entre les États-Unis et l’Allemagne se remarque dans la volonté d’avoir du contenu enrichi pour les ebooks. 87 % des allemands interrogés attendent des livres numériques enrichis, contre 56 % des américains.

 

La fiction, l’essai et le guide de voyage sont les genres qui se vendent le mieux. 90 % des ebooks sont lus pour le plaisir.

Les Américains utilisent de préférence des appareils spécialisés et lisent plutôt pendant leurs déplacements tandis que les allemands utilisent plus leur téléphone ou leur ordinateur et lisent plus pour le travail ou l’école.

 

Notables sont enfin les mesures qui réussissent le mieux à achalander le client : lire le premier chapitre gratuitement, ou avoir accès au livre gratuitement pendant une heure. La moitié des clients déclarent qu’ils sont dans ce cas plus enclins à acheter.

(Via Buchreport)