Allemagne : les ventes de readers en librairies déçoivent

Julien Helmlinger - 07.02.2013

Edition - International - Economie - Librairies - Ereaders


Selon un récent rapport de Buch Report, les revenus engendrés par les ventes d'appareils de lecture numérique au sein des librairies allemandes, et notamment à l'occasion des fêtes de fin d'année 2012, auraient été bien en dessous des attentes. Car le créneau avait été annoncé comme un moyen pour les indépendants de rivaliser avec des ténors comme Amazon ou B&N. Pour autant, l'étude ne révélerait pas de véritable problème de correspondance entre l'offre et la demande, mais mettrait plutôt en évidence certaines lacunes structurelles.

 

 

 

 

L'étude a été menée au cours du mois de janvier, outre-Rhin et auprès de 300 libraires. Ceux-ci ont été invités à renseigner les enquêteurs sur le nombre de ventes d'ereaders réalisées par leur boutique à l'occasion des vacances de Noël. Et tandis que les résultats se sont révélés globalement décevants, les indépendants craignent toujours de perdre leur clientèle au profit d'Amazon.

  

Pour ce qui a trait à l'image de la profession, les libraires se plaignent que les consommateurs ne perçoivent pas leurs boutiques comme un lieu où trouver du matériel électronique, mais ont tendance à se diriger plutôt vers les magasins spécialisés dans la technologie ou l'informatique.

 

Au niveau des marges réalisées sur le commerce au détail d'ereaders et autres gadgets électroniques, les libraires les jugent trop faibles pour en tirer un réel bénéfice. Kobo, par exemple, ne laisse que 5 % du prix de vente aux libraires.

 

Au final le bilan de la diversification serait très insatisfaisant. Le rapport d'enquête fait état de 70 % des libraires qui déplorent ne pas avoir dépassé le seuil des 5 appareils vendus au cours du mois de décembre. Et des disparités sont apparues, indiquant que les boutiques possédant une offre moins large de produits avaient d'autant plus de difficultés à écouler leurs ereaders.

 

La crainte, pour les indépendants, reste de se voir marginalisés et acculés à la faillite dans le cas où ils ne sauraient bénéficier des opportunités liées à un marché en pleine croissance.