Alors que la crise économique s'installe, les premiers chiffres de la rentrée littéraire déçoivent

Clément Solym - 16.10.2008

Edition - Economie - rentrée - littéraire - crise


Ce sont les grands noms de la scène littéraire française qui se taillent la part du lion sur l’ensemble de la rentrée littéraire.

Les habitués des podiums laissent peu de place aux petits :

L’éditeur Albin Michel sort grandi de cette première période avec la réussite prévisible des dernières parutions de Jean-Christophe Grangé (Miserere), Amélie Nothomb (Le Fait du prince) et Bernard Werber (Paradis sur mesure). Ces trois ouvrages se retrouvent tirés à plus de 200.000 exemplaires.

Toutefois, dès que l’on a cité les habitués du haut du classement, ce sont les étrangers qui viennent prendre immédiatement la suite. Stieg Larsson continue à cavaler dans le groupe de tête avec sa trilogie Millénium. Et les petits nouveaux, tous les candidats aux nombreux prix littéraires, restent absents du classement.

Une baisse de l'achat de livres ?

Les libraires constatent une légère baisse de la fréquentation sur les derniers mois. La rentrée littéraire a moins fait vendre que les années précédentes. Mais on ne peut pas encore parler de crise. Les Français ne sont pas prêts de se priver de livres pour oublier la triste réalité économique…

Les indépendants se montrent toutefois inquiets sur les conséquences que pourrait avoir sur leur fragile économie une des dispositions de la loi de modernisation de l’économie. Le délai de paiement aux entreprises passerait à 45 jours fin de mois ou 60 jours à compter de la date d'émission de la facture. Or, dans le domaine de l’édition, 100 jours est une moyenne…C’est pourquoi le SNE demande une dérogation au moins jusqu’en 2012 pour mieux pouvoir se préparer à ce basculement.