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Amazon France prend la tête des sites de vente en ligne

Antoine Oury - 23.10.2014

Edition - Société - Amazon France - sites de vente en ligne - ecommerce consommateurs


Le ecommerçant américain vient de prendre la première place des sites de ecommerce en France, d'après un sondage mené par PricewaterhouseCoopers et Toluna pour LSA. Une évolution « logique », d'après l'institut de sondage, pour le site, leader en Allemagne et en Grande-Bretagne. Il est suivi par Cdiscount, et loin derrière, par Darty.

 


 

Le service client d'Amazon, souvent mis en avant pour son efficacité, aura eu raison de la concurrence : « C'était attendu, mais cette fois c'est quasi officiel : Amazon serait devenu le premier site de l'e-commerce en France en volume d'affaires (marketplace incluse) », note LSA. Le site de la Fnac, que le PDG Alexandre Bompard mettait en avant comme une concurrence notable à Amazon, n'apparaît qu'à la 4e place, avec un indice 34.

 

La stratégie de l'omnicanal, qui fait apparaître des types de produits très différents sur un même site, aura permis à l'américain de se démarquer : il est premier pour les produits culturels, troisième dans l'habillement et l'électrodomestique, quatrième pour les cosmétiques et cinquième pour l'équipement de la maison. Seul l'alimentaire ne le fait pas apparaître dans le top 5.

 

« Ils ont une vision de long terme et s'appuient habilement sur les autres commerçants avec leur marketplace. Après, on peut critiquer leur politique sociale envers leurs salariés, mais leur succès est patent », explique Olivier Vialle, analyste pour LSA.

 

Le reste du top 10 général distingue des enseignes qui ne sont pas des pure-players (à l'exception de Cdiscount, mais qui s'appuie sur un réseau de magasins physiques), remarque LSA.

 

Le classement confirme que, malgré l'espoir des libraires, les différentes informations qui ont pu filtrer sur la politique sociale d'Amazon, ou ses stratégies d'optimisation fiscale, n'ont eu que peu d'impact sur les comportements des consommateurs. La profession espérait qu'une communication plus large sur les pratiques contestables du ecommerçant aurait pu convaincre les clients de s'en détourner.

 

(via The Bookseller)