Amazon pèserait 6,6 milliards € de chiffre d'affaires en France

Clément Solym - 13.02.2019

Edition - Economie - Amazon France économie - chiffre affaires Amazon - économie France Amazon


La croissance du e-commerce en France est bien là : avec 11 % de dépenses supplémentaires faites en ligne en 2018, le marché est incontestable. Et attractif. 70 % des Français de 18 ans ont commandé sur internet en 2018, pour 57 € en moyenne, selon Kantar. Et Amazon se taille bien entendu la part du lion, comme jamais.

Statement from the Province on 3,000 new B.C. jobs with Amazon by 2022
(Province of British Columbia, CC BY-NC-ND 2.0)


Selon de premières estimations réalisées par Kantar, Amazon aurait réalisé plus d’un milliard d’euros de progression, en valeur absolue, sur l’année passée. Soit 18 % de mieux qu’en 2017, et ce, principalement du fait de la marketplace, qui représenterait 80 % de la progression. Ce qui place le cybermarchand à un résultat de 6,6 milliards € de chiffre d’affaires en France.

Kantar en déduit donc que la France représente 11,5 % de l’ensemble de l’activité d’Amazon à travers la planète — ce qui représente 57,3 milliards € sur l’an passé. 

Plus intéressant encore, Amazon France pèse pour 17,3 % de parts de marché, ce qui le place en première position, deux fois plus important que le deuxième du classement opéré, Cdiscount.  
 
Le profil est d’ailleurs significatif : 20,3 % de parts de marché chez les hommes, et 18,5 % chez les 35-49 ans (sans distinction de sexe). C’est par ailleurs dans l’est de la France que la société américaine est la plus performante : 20,3 % de PdM, puis vient le Centre, avec 19,3 % et la région parisienne, avec 17,9 % de PdM.

« Kantar Worldpanel estime à 21,2 millions le nombre d’individus (+ 925 000) qui ont passé commande sur Amazon en 2018 dépensant chacun un total de 312 € », indique le panéliste. Ce qui représenterait 8,8 commandes en moyenne par client – 1,4 de plus que l’an passé, pour un montant unitaire de commande de 36 €. 

Et la fidélité des acheteurs se constate aisément : les clients réalisent 22 % de leurs achats en ligne sur Amazon. 

Enfin, de la matière pour les professionnels du livre, Amazon disposerait de 50 % de parts de marché sur le secteur du livre, puis 44 % pour les jeux et jouets… ainsi que 42 % sur les arts de la table. À l’instar des auteurs américains, les écrivains français pourront certainement se plaindre de ce que cette mainmise confère à l’Américain un pouvoir de nuisance réel sur l’édition et la vente de livres.

Pour l’ensemble du e-commerce, Kantar pointe que les plus actifs dans leurs emplettes sur la toile sont les jeunes de moins de 25 ans, dans des villes de taille moyenne (moins de 100.000 habitants), ainsi que pour l’agglomération parisienne. Les classes aisées et supérieures sont également très impliquées sur le net.
 
Toutefois, la croissance du e-commerce s’est ralentie en 2018 à compter du mois de septembre et jusqu’en décembre. Seul le mois de novembre, largement suivi avec son Black Friday, a réalisé 10 % de hausse en regard de 2017.  

Dans le cas d’Amazon, le quatrième trimestre a accusé le coup d’une croissance de seulement 1,1 %, « avec un mois d’octobre assez difficile », relève Kantar. Toute la difficulté de ces données est qu’Amazon ne communique de chiffres qu’au compte-gouttes. Les résultats communiqués indiquent un chiffre d’affaires de 232,9 milliards $ à travers l’ensemble de ses services — et principalement celui du cloud computing.


Commentaires
Intéressant et sur les 312€ comment sont dispatchés les dépenses ?

La majorité de mes dépenses vont vers le livre physique et numérique et l'achat de films et séries et MP3 donc du Culturel. En 2019 je vais continuer à migrer vers le numérique et je note une baisse de l'achat de films et séries (un effet Netflix, je l'avais pas avant quand je piratais ; j'achetais quand même et là avec Netflix/Prime Vidéo mon envie baisse considérablement / ex 3 Billboards ou Girl j'ai envie de voir ces films mais pas envie de les acheter même en soldes, tant pis je devrais attendre 2021-22 pour les voir - très étrange de vivre cette digitalisation).
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