Amélie Nothomb se fiche des vers d'Alfred de Vigny

Clément Solym - 28.02.2010

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Amélie Nothomb s'est rendue à Montréal pour rencontrer ses lecteurs québécois, ça a été l'occasion pour elle de revenir sur sa relation avec les lecteurs.

Dans une interview accordée à Cyberpresse, l'écrivaine déclare à propos des rencontres avec les lecteurs : « Ce sont des moments de vérité où je constate si j'ai eu raison ou non de publier ce livre. En général, mes lecteurs sont généreux ».

Revenant sur sa manière d'écrire, elle explique : « Quand j'écris, je me mets dans un état physique et mental qui n'est pas normal. J'appelle ça descendre dans le sous-marin de l'écriture. Si je donne la parole à un meurtrier, il s'agit pour moi de devenir ce meurtrier. Et Dieu sait si j'en ai mis au monde, des monstres ! Et des terribles ! ».

Elle a aussi évoqué son dernier livre Le voyage d'hiver : « Je suis tombée enceinte de ce livre après ma énième fouille à l'aéroport de Moscou, en février 2008. Je bipe toujours dans les portiques de sécurité, je ne sais pas pourquoi. Et j'ai eu droit à une fouille moscovite, extrêmement musclée. Ça m'a énervée ». Et c'est là qu'elle s'est demandé quelles pourraient être les motivations d'un terroriste.

Enfin, petite révélation sur ses lectures, Amélie n'aime pas mais alors vraiment pas Alfred de Vigny : « Je lis n'importe quel vers, et je m'en fous complètement ». Voilà, c'est dit.