Andrew Marr s'inquiète des débats sur l'indépendance écossaise

Julien Helmlinger - 17.08.2013

Edition - International - Ecosse - romancier - indépendance


En marge du Festival international du livre d'Édimbourg, l'écrivain, physiquement diminué et appuyé sur une canne, s'exprimait pour la première fois publiquement depuis son accident cardio-vasculaire du mois de janvier dernier. Un handicap qui n'a pas empêché son esprit de captiver l'attention de son auditoire, à l'occasion d'une analyse piquante quant à la patrie écossaise, l'histoire récente du Royaume-Uni ainsi que leur avenir commun, préoccupant autant pour la patrie de William Wallace que de la nation se revendiquant du marteau Edward 1er.

 

 

 

 

L'historien écossais s'est dit particulièrement sensible au ton agressif qui enflamme actuellement le débat sur l'indépendance écossaise. Il a confié que si l'Écosse devenait effectivement indépendante, il prendrait alors un passeport écossais, en tant qu'enfant du pays. Mais ajoutant néanmoins que l'anglophobie primaire, héritage bien qu'historique, était néfaste et carrément « toxique » selon ses propres termes.

 

Pour lui, il est étonnant, voire cocasse, de constater que le référendum qui se jouera le 14 septembre 2014 en Écosse ne semble pas susciter un grand intérêt dans le reste du Royaume-Uni. Car si c'était le oui qui l'emportait, les conséquences seraient répercutées au-delà de la seule terre écossaise. Ajoutant que le reste du Royaume-Uni perdrait son siège permanent au sein du Conseil de sécurité de l'ONU, tandis que son pouvoir de vote à l'intérieur de l'Union européenne s'en trouverait radicalement réduit.

 

L'occasion pour lui de sourire en outre du fait que les revendications des nationalistes se ressemblent dans la formulation et ne conduisent cependant pas à la même finalité. Dressant un parallèle quelque peu ironique entre celles du leader indépendantiste écossais, Alex Salmond, du SNP, et celles de Nigel Farage, qui entend quant à lui rendre le Royaume-Uni indépendant de Bruxelles. Ce dernier nationaliste ayant été durement accueilli lors de sa dernière visite écossaise, par d'autres nationalistes... (via TheGuardian)