Angelina Jolie, et la biographie non autorisée : pourquoi faire, en fait ?

Clément Solym - 16.08.2010

Edition - Les maisons - angelina - jolie - biographie


Ah, Angelina... qui a poussé le pléonasme jusqu'à avoir pour nom de famille, Jolie. Et qui est victime d'une biographie non-autorisée d'un certain Andrew Morton. Où il révèle ses relations avec Leonardo DiCaprio, un tatouage bien caché, sur son postérieur, en mon honneur hommage à son ancien mari, Billy Bob Thornton...

Mais une nouvelle fois, se pose la question de ce type d'ouvrage : tout à la fois légèrement (hem...) racoleur, voyeurisme, mû par de possibles ventes bien grasses - et en même temps justifié par ce qu'elle est une émanation éthique de la liberté d'expression, d'enquête et du journaliste...

Pas évident. C'est en effet de la sorte que Joe McGiniss avait décidé de prendre un logement en face de chez Sarah Palin, pour écrire un bouquin sur la dame. Laquelle avait réagi tout à fait naturellement : elle fit hisser une palissade de 4 mètres de haut pour empêcher le malandrin de voir dans sa cuisine ce qui se mijote...

Dans le cas d'Angelina, les implications politiques sont moindres, bien que l'actrice et son mari, Brad Pitt, aient pris part à différentes actions à l'échelle mondiale, de soutien pour telle ou telle cause.


Jolie ? Magnifique, oui !

D'un côté, ces personnages publics, adulés pour leur image et leurs rôles dans diverses réalisations cinématographiques appartiennent presque au domaine du public. Mais humainement, ils ont autant droit à la protection de leur vie privée que tout un chacun. Et si l'on ajoute la volonté d'un journaliste de faire le jour sur tel ou tel pan de la vie d'un personnage public... l'affaire se complique.

Évidemment, pour Sarah Palin qui est à mi-chemin entre le people et la politique - surtout avec l'amour, désamour de sa fille - on peut comprendre les enjeux. Cette femme est fêlée, extrémiste et bien bornée. Révéler sa nature au public et ses exactions relève du bien commun. Avis très personnel, que personnellement je partage...

Dans le cas d'Angelina, qu'est-ce qui peut motiver d'autre que la volonté de ventes, avec du ragot, de la rumeur - surtout quand le fond du livre d'Andrew est de la présenter comme une femme droguée est suicidaire... (voir Figaro Madame pour les détails croustillants...)

Comprenons-nous bien : il ne s'agit pas de la défendre. Elle dispose sûrement d'une armada d'avocats pour ce faire. Simplement de poser la question : à quoi cela sert-il vraiment ?

Autrement dit : à qui profite le crime ?