Angleterre : l'accord avec Google Books irrite toujours

Clément Solym - 25.05.2010

Edition - Société - booksellers - association - google


La Booksellers Association (équivalent britannique de notre syndicat de la librairie française) a annoncé la semaine dernière, lors de la Book Industry Conference de Londres, qu'elle avait signé un accord avec Google.

Cet accord permettrait d'une part aux libraires de vendre les ouvrages de Google Editions (quand l'entité sera lancée cet été) sur leurs plateformes. D'autre part, la Booksellers Association partagerait des informations sur ses membres avec Google toutes les semaines. Et cela dans le but de conduire les acheteurs de livres vers les libraires.


Tim Godfray, le chef exécutif de l'association a expliqué : « Ce que nous essayons de faire est d'assurer que le plus grand nombre de consommateurs intéressés par les livres soient conscients de l'énorme variété de librairies dans lesquelles ils peuvent acheter des livres. Nous espérons qu'uploder des données sur les entreprises des membres de la BA sera bénéfique, puisque 96 % de toutes les recherches internet du Royaume-Uni proviennent de Google ».

Ah, oui, mais non, clairement pas !

Seulement plusieurs voix se sont élevées contre cet accord en reprochant à la Booksellers Association (ou BA) de ne pas avoir consulté ses membres avant de prendre une telle décision.

Répondant aux contestations, Tim Godfray a déclaré : « Soyez assurés qu'aucune information personnelle n'est donnée à Google. Toutes les données sur les entreprises des membres font partie du domaine public et sont déjà publiées dans notre Directory of Members. Tout membre qui n'apprécie pas d'être listé aura la possibilité de refuser de l'être s'il le souhaite. Mais notre hypothèse est que la majorité de nos membres voudra profiter de l'opportunité offerte par une recherche Google de guider les clients vers leur boutique ».

Pour cela, les membres devront s'adresser à la BA directement. Avec cet accord et dans ce discours, on peut constater une fois de plus la volonté de l'association de pousser ses membres à s'intéresser à internet.

On se souviendra que mardi dernier, elle avait lancé la diffusion d'un guide sur l'univers numérique.