Angot, BHL, Houellebeq, Le Clézio : quand les éditeurs trinquent

Clément Solym - 06.11.2008

Edition - Economie - Clezio - Angot - BHL


Nos camarades de jeux, voire de cadavres exquis, de BibliObs, viennent de pointer du doigt une petite partie de plaisir littéraire, sous forme de bons comptes qui font les bons amis. Et pour parler de gros sous, autant évoquer les grosses pointures... et leur coût pour l'éditeur.

Eh oui, la solitude de l'éditeur qui fait à chèque d'à-valoir pour débaucher un auteur, tel le Seuil qui aurait versé 220.000 € à Christine Angot pour profiter de sa prose. Un transfert quasi footballistique, mais qui n'a rien à envier aux deux larrons de chez Flammarion, BHL et Houellebecq.

Nous expliquions hier combien les ventes de leur livre commun s'avéraient un échec cuisant, preuves chiffrées à l'appui. Mais ce que l'article ne disait alors pas, c'est le montant des honoraires perçus par les deux lascars et que révèlent nos confrères...

Ainsi, pour le sieur Houellebecq, cinéaste amateur à ses heures, ce sont 300.000 € qui l'auront convaincu de rédiger Ennemis publics. Et de même pour BHL, ce qui sale à 600.000 euros la note. Pour un livre dont on ne peut que constater la désagréable chute... certains doivent avoir les oreilles qui chauffent.

Enfin, nos confrères n'auraient pas pu s'épargner le plaisir de cocoricotter sur notre Le Clézio national, qui à lui seul ramène un peu de bonheur, depuis son Nobel de littérature. Livre Hebdo annonce en effet que 76 contrats de réédition seraient en cours, tant les étrangers nous envient notre victoire triomphale. Avec tout de même 7 pour l'outre-Manche, et 1 pour l'outre-Atlantique.

Mais si, y'a une justice, messieurs : un Nobel vaut mieux que deux tu l'auras (m'as-tu vu ?)