Anne Rice quitte la chrétienté au nom du Christ

Clément Solym - 30.07.2010

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Anne Rice, la reine de la littérature sur les vampires (n'en déplaise aux fans de Stephenie Meyer) avait tourné le dos aux créatures de la nuit pour se plonger dans la lumière du christianisme. Elle avait même lancé une saga sur la vie de Jesus.

L'administration du Seigneur me lasse

Seulement, l'écrivaine n'a pu s'empêcher de garder une certaine distance avec le christianisme et mercredi dernier à 19h36, elle a décidé de tourner le dos à la chrétienté. Dans un post sur sa page fan sur Facebook, elle explique : « Pour ceux que cela intéressent, et je comprendrais que cela ne soit pas le cas : Aujourd'hui je cesse d'être chrétienne. J'arrête. Je maintiens mon engagement envers le Christ comme toujours mais plus pour être chrétienne ou prendre part au christianisme. Il est simplement, impossible pour moi 'd'appartenir' à ce groupe querelleur, hostile, polémiste et à juste titre infâme. Durant dix ans, j'ai essayé. J'ai échoué. Je suis un outsider. Ma conscience ne permettra rien d'autre ».


Voilà qui est dit, l'écrivaine de mâche pas ses mots. Mais quelques minutes plus tard, à 19h41, elle remet ça avec un autre message sur son mur : « Comme je l'ai dit plus bas, je cesse d'être chrétienne. J'arrête. Au nom du Christ, je refuse d'être anti-gay. Je refuse d'être anti-féministe. Je refuse d'être anti-avortement. Je refuse d'être anti-démocrate. Je refuse d'être contre l'humanisme laïque. Je refuse d'être anti-science. Je refuse d'être contre la vie. Au nom du Christ, je quitte la chrétienté et cesse d'être chrétienne. Amen ».


Ce message précise bien ce que l'écrivaine reproche au christianisme et la liste est accablante. Dans un dernier mot écrit, il y a une dizaine d'heures. Elle précise : « Ma foi en le Christ est au centre de ma vie [...]. Mais suivre le Christ ne signifie pas suivre ceux qui le suivent. Le Christ est infiniment plus important que la chrétienté et le sera toujours, peu importe ce que la chrétienté est, a été ou pourrait devenir ».


L'éditeur d'Anne Rice, Alfred A. Knopf a précisé jeudi que c'était bien Anne Rice qui avait écrit ces messages.

Par contre, il n'a pas précisé ce qu'elle avait consommé. De la naphtaline, manifestement...