Anticiper la scénarisation de livres pour le cinéma : l'éditeur adore

Clément Solym - 14.08.2008

Edition - Société - cinéma - littérature - livres


Scénariser illico des livres pour les diffuser par la suite au cinéma serait donc le moyen trouvé par Simon & Schuster pour toucher un public jeune et l'amener vers la lecture. Fort de ce que sa série 'The Spiderwick Chronicles' fut un succès à Hollywood, l'éditeur connut en effet une recrudescence pour les livres, alors pourquoi ne pas forcer le mouvement ?

En demandant à David O. Russell de travailler sur une scénarisation, en vue du tournage d'un film, S&S désire d'une part « un meilleur contrôle du processus », parce que généralement, « les éditeurs se retrouvent le bec dans l'eau une fois qu'Hollywood s'est emparé d'un livre ».

Ainsi, contre monnaie sonnante, l'éditeur s'engage à publier un livre avant sa réelle écriture, contre l'assurance d'un fort potentiel hollywoodien. De même pour des jeux vidéo, des BD ou autres formes d'adaptation.

Finalement, c'est un accord qui anticipe les décisions de réaliser un film d'un livre ou inversement ; un gain de temps sur la réalisation ou l'écriture. Si le studio a un bon projet de film, l'éditeur s'engage alors à en faire un livre contre un pourcentage de 5 à 25 %. Et les auteurs de livres pour enfants y voient bien sûr tout leur intérêt : outre qu'ils récupèrent quelques substantiels droits d'auteur, ils gagnent aussi en visibilité, et prennent un rôle plus actif dans les productions.

Le contrat, signé avec le Gotham Group, pourrait prendre forme dès 2009, avec l'adaptation sur laquelle planche David.