Antitrust : dernier jour des réclamations, le soutien aux libraires

Clément Solym - 25.06.2012

Edition - Justice - antitrust - DoJ - Author's Guild


C'est aujourd'hui la dernière chance pour vous d'envoyer vos réclamations à John Read : en substance, tel est l'appel lancé par l'Author's Guild, l'American Booksellers Association et... pas par l'Association of American Publishers, via leurs sites Internet. Auteurs et libraires espèrent faire affluer suffisamment de commentaires afin de contester les conclusions du Departement of Justice.

 

Lequel accusait en début d'année Apple et cinq éditeurs parmi les mastodontes « Big Six » de collusion sur le prix des e-books (voir notre actualitté) et donc de transgression des règles de la libre concurrence. En arrière-plan, il y a Amazon, pas du tout inquiété par l'action en justice, ce qui agace prodigieusement auteurs et libraires, qui assurent que la politique des prix bas du géant du e-commerce est bien plus délétère que les arrangements de feu Steve Jobs.


 

Mailbox Peak - Sunset 1

(auteur : laffertyryan)


« Si vous ne l'avez pas encore fait, vous pouvez envoyer un court commentaire à John Read avec votre opinion sur la résolution proposée et son intérêt public. Pour faire simple, si vous préférez : un marché du livre sain, concurrentiel est vital pour notre culture. Il n'est pas de l'intérêt général d'aider Amazon à utiliser le livre numérique pour faire disparaître les librairies physiques. » À ce stade, un simple copier-coller suffira : les auteurs de l'Author's Guild ont visiblement pris l'appel très à coeur.

 

Les libraires, évidemment, invitent aussi les visiteurs à faire parvenir leurs missives, sous le titre « Le temps presse » : les deux organismes fournissent les adresses mail et postale de John Read, le fameux Mr. Antitrust du Department of Justice, dont la boîte aux lettres a fini par craquer. (voir notre actualitté)

 

Seuls les éditeurs resteront donc silencieux sur l'affaire : sur le site de l'Association of American Publishers, c'est silence radio. Rien que du très logique, toutefois : avec les cinq accusés (Hachette, Harper Collins, Macmillan, Penguin et Simon & Schuster) dans ses rangs, elle aurait pu être accusée de complicité...