Antoine Gallimard clame l'urgence de la réouverture des librairies

Gariépy Raphaël - 16.04.2020

Edition - Société - coronavirus librairie ouverture - Antoine Gallimard librairies - covid19 librairie livres


Dans un entretien donné à France Info, Antoine Gallimard s’est exprimé au sujet de la crise que traverse la chaîne du livre dans son ensemble. Le PDG de Madrigall affirme avoir perdu 90 % de son chiffre d’affaires et prévoit une réduction des parutions de l’ordre de 40 %. Pour lui, les librairies doivent rouvrir le 11 mai : elles sont « le poumon » du secteur de l’édition. 

Antoine Gallimard - Prix du Roman Fnac 2014
ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 
Le monde de l’édition est particulièrement touché par la crise du coronavirus, notamment en raison de la fermeture des librairies depuis le 14 mars dernier. Pour Antoine Gallimard, « les conséquences ne sont pas simplement la disparition d’un mois et demi de chiffre d’affaires, cela va beaucoup plus loin. Le monde de l’édition, c’est presque 25.000 salariés. Avec les imprimeurs papier et les distributeurs, on arrive à 50.000. C’est tout ce monde-là qui est bloqué. »

L’éditeur estime avoir perdu 90 % de son chiffre d’affaires, ce qui laisse même présager une baisse de 30 % sur l’année complète, précise-t-il à France Info.

Tous les secteurs sont ainsi touchés, notamment « les maillons les plus faibles » de la chaîne du livre : libraires et éditeur indépendants. Le métier d’éditeur est selon le PDG « en convalescence » pour le moment, et le dispositif d’aide en train d’être mis en place devra sûrement exister jusqu’à la fin de l’année.

Un appel qui trouve écho aux propos du ministre de la Culture, ce matin sur France Inter : pour Franck Riester, « l’une des priorités est de rouvrir le plus rapidement possible les librairies ». Selon le locataire de Valois, les Français doivent pouvoir acheter des livres rapidement de nouveau. Et de lister les solutions de soutien qui leur sont accordées.
 

Le Syndicat de la librairie française évoquait également la réouverture en soulignant qu’il fallait « tenir compte des spécificités des commerces (superficie, étages, entrées uniques ou multiples...) et déterminer les équipements sanitaires obligatoires ou recommandés pour les salariés comme pour les clients ». 

Plus encore, définir « les modalités d’approvisionnement en équipements sanitaires (masques, gel, gants, vitres de protection...). Si l’obligation de porter un masque semble certaine, faudra-t-il également porter des gants ? Faudra-t-il en fournir aux clients ? Faudra-t-il disposer du gel hydroalcoolique à l’entrée de chaque magasin, équiper les caisses de vitres ? Si oui, comment se les procurer alors que la pénurie de ces produits est encore forte ? »

Seul point positif pour Antoine Gallimard, dans cette tourmente, l’explosion des ventes du numérique : « Nous avons vendu par exemple depuis le début du confinement autour de 20 000 exemplaires de La Peste de Camus, dont 10.000 en numérique » une occasion de toucher un nouveau public, quitte à sortir les ouvrages en papier plus tard. 

La date du 11 mai avancée pour la fin du confinement rimera-t-elle avec la réouverture des librairies ? Pour l'heure, le ministère de la Culture n'a pas apporté de précisions. « Le Président a donné 15 jours au gouvernement pour travailler aux modalités de déconfinement », assurait simplement la rue de Valois à ActuaLitté.


Commentaires
Monsieur Gallimard, le moment ne serait-il donc pas venu de tirer les leçons de cette crise pour l’avenir et de revoir votre stratégie numérique ? En développant enfin un catalogue de qualité : qui comprenne tous les titres, dans des formats de lecture adaptés aux usages, avec des DRM de qualité facilitant l’expérience des lecteurs et le développement de la diffusion par les bibliothèques ? Il est temps de prendre enfin un vrai virage numérique et d’inventer le futur. A bon entendeur...
Quel dommââââge !

Dans la liste de membres "les plus fragiles" de la sacro-sainte haine du livre, on cherchera en vain dans la bouche de M Gallimard le mot "auteur". 40 % de moins !

Tant de chef d'oeuvres des copains de la rive gauche, de politiciens qui n'ont jamais écrits une ligne de leur bouquin, de fils & filles de, de peoples ; et tant de traductions de best sellers étrangers dont les auteurs sont mieux rémunérés que ces pendards d'auteurs hexagonaux qui se verront retardées, voire annulées ! Vite, réclamons quelques millions d'argent public, la main sur le coeur, pour octroyer rapidement 8 % de droits à ces damnés auteurs en blâmant quotidiennement contre la grand méchant Amazon qui octroie 30 % de droits sur le papier (mais en continuant de lui vendre les productions Madrigal, hein, faut pas pousser...).

Heureusement que la vente de fichiers au prix du papier se porte bien... Grace entre autre au grand méchant loup... Est il permis de penser que si tout ce panier de crabe germanopratin buvait une bonne fois le bouillon, les libraires pourraient redevenir de vrai spécialistes des oeuvres, et pas des pousseurs de cartons coincés entre promotions et retours ?
@ Raynal



L'auteur vit de sa passion, c'est bien connu. Alors un peu d'eau et une machine à écrire, c'est largement suffisant.

Surtout que monsieur Gallimard est le chantre d'une édition qui ne reçoit que des manuscrits... en papier. Envoyés par la Poste quand on est un provincial bien entendu.



Au fait, personne n'a répondu à ma question : j'ai entendu dire que Gallimard ne donnait pas d'à-valoir, sous le prétexte que c'est déjà un honneur que d'être publié chez eux. Quelqu'un peut-il confirmer ?
J'habite à Liège. Si je comprends que la FNAC qui est un fourre-tout style "Carrefour culturel" demeure pour l'instant inaccessible, il y a sept petites ou moyennes pures librairies indépendantes qui auraient pu rester ouvertes au même titre que les marchands de fromages ou de journaux où l'on peut sans vergogne jouer à la loterie !
Ce mec est dangereux, très dangereux. Il ne tire aucune leçon de ce qui nous arrive. Il ne voit que le profit. On est encastré dans le mur, sa seule solution pour en sortir : foncer droit devant, ouvrir les librairies au plus vite et continuer d'avancer comme un bourrin comme avant pour faire toujours plus de fric. Cet homme-là est suicidaire et dépressif, profondément suicidaire, mais "collectivement suicidaire", comme ce gars qu'a délibérément balancé son avion plein de gens sur la montagne en accélérant. Ce mec est malade, dangereux, très dangereux. Il faut le confiner entre des barreaux ou des murs molletonnés.

Surtout ne pas remettre le couvert, c'est ce que nous hurle chaque jour qui passe Covid-19! Réhabilitez l'homme, replacez-le (l'auteur par exemple) au centre du jeu, vous le flouez depuis tant de siècles. Et prenez votre retraite fissa, on vous a assez vu comme ça, c'est bon, allez Ouste!
Bonjour à tous,

Le moins que l’on puisse dire c’est que chacun libère sa colère. C’est fréquent dans les situations de crise.

Je n’adopterais pas ce ton qui n’est pas conforme à ma philosophie mais sur le fond, on ne peut qu’approuver. Gallimard & C°, tous ceux qui ne lisent même pas les manuscrits et ne publient que par copinage ne méritent pas notre bienveillance et encore moins notre compassion. (Malheureusement tous les collatéraux… oui).

Comme un peu de sourire est bon à prendre, je vais vous conter une petite anecdote déjà ancienne !

Une année, poussée par je ne sais quelle espérance printanière, je me suis mise en colère contre moi : « bon sang, ce que tu écris est bon, tu trouves des éditeurs pour tes clients (je suis aussi assistante d’auteur !), tu dois trouver un éditeur. J’ai envoyé exactement 72 @ avec dossier +extraits mais aucun chez Gallimard qui m’avait déjà refusé un manuscrit… papier évidemment. J’ai reçu moins de 5 ou 6 réponses dont une de… Gallimard ! Le seul à qui je n’avais rien envoyé ! Furieuse, cette fois, pas contre moi, je leur ai envoyé une lettre pleine d’ironie + une à mr Bernard Pivot, le défenseur des auteurs… enfin de ses copains auteurs. L’époque n’était pas au confinement mais je n’ai jamais reçu de réponse…

Tout cela pour répéter ce que j’ai déjà écrit et proposé plusieurs fois sur ces pages : unissons-nous, vendons autrement, et tant pis pour ceux qui méprisent les écrivains.

Avant de conclure, je tiens à répéter que j’ai monté un projet de distribution novatrice, il y a plusieurs années. Ce projet est prêt. Il avait été reconnu par Oseo. Il existe dans d’autres pays. Mais chaque fois que j’en ai parlé ici, je n’ai jamais eu de suite. Ce qui est bien dommage car je suis persuadée qu’il y a une place pour lui en respectant les vrais libraires. Quand je le vois grandir ailleurs, j’ai la rage…

Je reste ouverte à tous contacts…
Le problème c'est que la distribution et la diffusion, le nerf de la guerre, sont phagocytées par 4 grands groupes qui occupent quasi totalement l'espace physique, sonore et télévisuel, et qu'il est très difficile de jouer des coudes dans un monde aussi exclusif. On voudrait tous pouvoir s'affranchir d'une telle emprise, mais comment lutter contre la concentration ? Il y a un autre problème, je dirais que c'est LE PROBLEME : la crédibilité. Le public aime qu'on lui désigne les bons livres et pour ça il fait confiance à une poignée d'experts historiques, les marques prestigieuses des maisons d'édition historiques...
Bonjour Tara,

Bravo pour votre message plein d'humour. Quel est ce système de diffusion dont ous parlez?

Très bonne journée
Monsieur gali-marde,vous qui avez osé classer les auteurs d'outre-mers dans une collection "horizons noirs", je vous souhaite donc la bienvenue dans votre propre univers. Mon dernier recueil de poésie s'intitule éclipse et s'adresse avant tout à votre engeance de poules mouillées. Johnny Phoenix
Galli-marde, j'avais oublié un L raspberry

Néologisme qui signifierait donc: fiente de poule mouillée!

Avec modération, Johnny Phoenix
LOL LOL LOL Galli-merde s'inquiète pour son chiffre d'affaire(s)...Quand on connaît le taux de rémunération des auteurs, on rigole bien...le voilà en effet avec la même trésorerie...Tous ces éditeurs sont des viandards...incapables de la moindre créativité
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