Antoine Gallimard : le Pass Culture est “un peu le joujou” d'Emmanuel Macron

Nicolas Gary - 01.07.2020

Edition - Economie - Emmanuel Macron joujou - Pass Culture Macron - Antoine Gallimard Macron


La fuite sur internet – maudit internet ! – d’une vidéo de l’Assemblée générale du Syndicat national de l’édition fait des remous. Ce #SNEgate, ou #SNELeak, ouvre une porte sur les coulisses des décideurs. Et leurs analyses très personnelles des situations. 



 
Totalement repris d’une idée de l’ex-Premier ministre italien Matteo Renzi, le Pass Culture était une promesse du candidat Macron pour favoriser l’accès aux œuvres et aux loisirs. Destiné aux jeunes de 18 ans tout juste, il se dote de 500 € de dépenses à effectuer suivant différentes offres culturelles — en passant du théâtre jusqu’aux cours de guitare.

Or, ce dernier non seulement tarde à s’installer, mais plus encore semble piétiner avec force. Pour preuve dernière, en juin 2019, une grande campagne était promise par le ministère de la Culture… que l’on attend toujours.
 

Ainsi font, font, font, les petites marionnettes...


Justement, dans le cadre de l'Assemblée générale du SNE (dont la vidéo a fuité sur internet), Antoine Gallimard, qui avait déjà exprimé de vifs regrets quant à la gestion de la crise sanitaire par Franck Riester, ou dans l'opposition entre Matignon et l'Elysée, revient sur le sujet du Pass.

« On a regretté aussi que ce Pass Culture, qui est un peu le joujou du président, il nous en avait parlé à déjeuner à Francfort, j’aurais aimé que ça s’appelle le pass lecture, et que les Chèques Lire dont on a parlé soient donnés jusqu’à la fin de l’année. »

Car l’enjeu est celui d'une dynamique qui permettra d'affronter les années à venir, et pas simplement les mois qui se présentent.

Françoise Nyssen, ancienne ministre de la Culture, intervenait également à distance, depuis Arles, soulignant l’importance de « faire beaucoup de pédagogie pour la lecture ». Et pour étayer son propos, de citer l’article du Monde sur « l’empreinte carbone d’internet ». De fait, l’article balaye plutôt l’ensemble de l’empreinte écologique du secteur numérique. 

« Ça veut dire beaucoup », indique Françoise Nyssen, pour qui « rien ne remplacera jamais le livre ». Quant au Pass Culture, « quand on a travaillé dessus avec mon équipe et la start-up que j’avais créée au ministère de la Culture, l’idée c’était d’en faire un outil d’accès à la librairie, essentiellement ».

Antoine Gallimard l’interpelle alors : « Il aurait fallu l’appeler le Pass lecture. Ça aurait été plus simple. On aurait été plus vite. » Rappelons qu’en plein milieu de son mandat de ministre, Françoise Nyssen s’était vu retirer toutes les affaires ayant trait au livre, du fait d’un conflit d’intérêts soudainement découvert


Commentaires
Marcon qui achète Gallimard... Pour une fois que ce n'est pas le contraire. Les gros éditeurs ont une telle puissance en France que les politiciens sont à genoux devant eux.

Gallimard vient de siffler la fin de la récré : Macron doit obéir, sinon il perdra le soutien de l'édition, donc un appui de poids pour sa réélection.

Et la culture dans tout ça ? Ben, la confiture, quoi !
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