« Appel pour l'emploi », contre la stigmatisation des jeunes

Clément Solym - 09.04.2011

Edition - Société - emploi - jeunes - syndicats


La première organisation étudiante, l'Unef, et sept confédérations syndicales de salariés (CGT, CFDT, FSU, FO, Unsa, CFTC, CFE-CGC) ont lancé « un appel pour l'emploi » pour en finir avec la stigmatisation des jeunes.

Dans un communiqué commun, les 8 estiment qu'en « l'espace de quarante ans, l'accumulation de politiques d'exclusion et de stigmatisation a institutionnalisé la précarité des jeunes ». Selon eux, l'empilement des dispositifs d'exception a enfermé les jeunes dans un ghetto social qu'ils traversent tous à des degrés divers.


Tout le problème viendrait du fait que la moitié des actifs de moins de 25 ans travaillent en « contrat précaire alors que 80 % des salariés sont en CDI » et que « 300 000 jeunes au chômage ne bénéficient d'aucune indemnisation ni minima social ».

Et les 8 de conclure que « le chômage des jeunes n'existe pas en soi », mais que le chômage de masse enferme dans un sas de précarité dont « les jeunes sont les premières victimes », rapporte l'AFP. Si tout le monde avait du travail, les jeunes en auraient aussi : logique.

La solution défendue par les organisations est « l'application du droit commun », en « limitant le recours à l'emploi précaire, en sanctionnant les stages abusifs » et plus généralement toute forme de contrat limitant frauduleusement la création de contrats à durée indéterminée, tout en créant une aide à la recherche du premier emploi.

À noter que la question de l'emploi est au coeur du 82e congrès de l'Unef (proche du parti socialiste) qui s'est ouvert jeudi à Montpellier et se terminera demain, dimanche.

Après les problématiques liées à l'emploi des seniors, revoilà le problème de l'emploi des juniors. Crise, quand tu nous tiens...