Après de mauvaises critiques, un éditeur annule la parution d'un livre

Antoine Oury - 04.02.2019

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Des critiques négatives peuvent-elles condamner la parution d'un livre ? Blood Heir, roman signé par Amélie Wen Zhao, était présenté par son éditeur, Delacorte Press (Random House), comme la prochaine sensation de la catégorie « Young Adult ». Sauf que des critiques très négatives, et un début de polémique quant à des personnages noirs et une évocation de l'esclavage, ont poussé l'auteure et l'éditeur à repousser la parution du livre.

Finalement, le livre ne sortira pas en juin 2019...
 
 
Blood Heir se présentait comme l'un des livres les plus attendus de l'année, mais un déluge de critiques négatives aura finalement eu raison des promesses de l'éditeur et de la date prévue pour la publication du livre, en juin 2019. En quelques semaines, c'est un flot de critiques négatives qui s'est abattu sur le titre, en provenance de la communauté de lecteurs et de blogueurs qui a pu lire Blood Heir en avant-première.

L'auteure du livre, Amélie Wen Zhao, avait promis à ses lecteurs « une galerie de personnages diversifiée », mais la description et la construction de ces mêmes personnages étaient visiblement au cœur du problème, selon une majorité de lecteurs de l'ouvrage. Ces derniers ont ainsi critiqué les événements traversés par un personnage noir, ainsi que la description de l'esclavage et de son histoire.
 

Lecteurs sensibles


Après quelques jours de discussions et un début de polémique sur les réseaux sociaux, l'auteure a pris les devants et a annoncé, sur Twitter, l'annulation de la parution en juin, pour un report à une date ultérieure. « Je suis reconnaissante envers ceux qui ont posé des questions sur la représentation, le symbolisme et les thèmes de mon livre », assure-t-elle.

Rappelant son histoire personnelle — Amélie Wen Zhao quitta la Chine pour les États-Unis à l'âge de 18 ans —, l'auteure explique que son évocation de l'esclavage « se conçoit comme une critique spécifique de l'esclavage moderne et du trafic d'êtres humains qui prévaut encore au sein de nombreuses industries en Asie, y compris dans mon pays d'origine ». « Le récit ou l'historique de l'esclave aux États-Unis n'est pas quelque chose sur lequel je pourrais, voudrais ou aurais l'intention d'écrire », affirme encore l'auteure.
 



« J'ai demandé à mon éditeur de ne pas publier Blood Heir pour le moment, et il a accepté », indique Amélie Wen Zhao dans un tweet. « Nous respectons la décision d'Amélie et sommes impatients de poursuivre notre travail avec elle », a indiqué Delacorte Press au New York Times.

Aux États-Unis, une partie de la production éditoriale, particulièrement celle destinée aux plus jeunes, est désormais passée au crible de « sensitive readers », des lecteurs particulièrement sensibles aux détails ayant trait aux identités des personnages et aux références historiques. Ceci pour éviter d'éventuelles polémiques, à la manière de celle qui a retardé la parution de Blood Heir.



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