Après les voeux de Sarkozy, le livre ? "C'est une idée"

Clément Solym - 30.12.2011

Edition - Les maisons - Nicolas Sarkozy - voeux 2012 - président


La confirmation est donnée : si aucun des 480 romans de la rentrée d'hiver ne vous donne satisfaction, il restera toujours l'un des 166 ouvrages politiques qui sortiront entre janvier et mars. Certains porteront sur Nicolas Sarkozy, mais il est de plus en plus probable que l'un d'entre eux soit signé de Sarko.

 

Depuis quelques semaines, les rumeurs enflent, et l'éditeur sur le coup a bien gardé de se faire connaître.Voilà une petite quinzaine de jours, on apprenait de l'entourage présidentiel qu'un livre serait en cours. « Il ne faut pas imaginer que le président va se couvrir la tête de cendres et se flageller jusqu'au sang. Mais ce sera un moyen pour lui de lever un certain nombre d'ambiguïtés », expliquait cependant ledit entourage. 

 

L'homme qui aura fixé la TVA du livre à 7 % et démontré tout son mandat durant qu'il n'avait pour les livres qu'une forme de doux mépris, signerait donc un bouquin ? 

 

 

L'agence Reuters, évoquant les voeux présidentiels de samedi prochain, a interrogé un responsable dit ‘influent' de l'UMP. « À partir de janvier s'engage l'ultime bataille, celle des thèmes sur lesquels les Français se prononceront le 22 avril et 6 mai », souligne-t-il. Et d'ajouter : « À ce titre, il faut être à l'initiative en permanence. »

 

Bien. Mais en quoi cela nous avance-t-il sur le livre du petit Nicolas ? C'est que François Mitterrand, en son temps, 1988, et au sortir de son premier mandat, briguant le second, avait adressé une Lettre à tous les Français.

 

Laquelle disait à peu près cela : 

 

« Mes chers compatriotes, la vraie responsabilité politique oblige à prendre en compte les problèmes de société tels qu'ils se posent et se transforment. Elle oblige aussi à rappeler à tous que rien n'est jamais donné, qu'une vie se construit à chaque instant, que l'effort est la loi.

« Aller à l'idéal et comprendre le réel » enseignait Jean Jaurès aux lycéens d'Albi, Jaurès dont je m'inspire. Vous reconnaîtrez dans ces mots, je l'espère, l'ambition du projet qui m'engage auprès de vous pour les années à venir. Mais quel homme, quel groupe d'hommes y suffirait ? La France unie, elle, le pourra.

Croyez, mes chers compatriotes, à mes fidèles sentiments. » (voir aussi par ici

 

Mais quid alors de Nicolas ? Eh bien, répond l'influent intéressé, « c'est une idée parmi d'autres », qui permettrait en effet au président sortant de défendre ses cinq années de mandat et les résultats probants de sa politique.

 

Reste que, depuis qu'il exaspère ses ministres avec des conseils de lecture, le président aura peu de chances de trouver son lectorat parmi eux.