Arabie saoudite : une dizaine d'écrivains arrêtés

Antoine Oury - 26.11.2019

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En Arabie saoudite, la liberté d'expression vit des jours difficiles : d'après l'ALQST, organisation de défense des droits de l'homme, une dizaine d'écrivains, blogueurs et journalistes ont été arrêtés au cours du mois de novembre. Outre la privation de liberté, ces arrestations aboutissent à la saisie des ordinateurs, téléphones et autres documents des individus.

Arabie Saoudite - Salon du Livre de Paris 2015
(photo d'illustration, ActuaLitté, CC BY SA 2.0)


L'ALQST s'inquiète d'une résurgence d'arrestations visant des membres de la société civile, inaugurée le 16 novembre dernier à 16h, à Riyad, capitale de l'Arabie saoudite. Les écrivains Bader al-Rashed, Sulaiman al-Saikhan al-Nasser, Wa’ad al-Muhaya et Musab Fuad ont vu leurs domiciles perquisitionnés, leurs ordinateurs et smartphones saisis.

Simultanément, l'auteur Abdulmajeed al-Buluwi subissait le même sort. Ce n'était que le début, puisque deux jours plus tard, décrit l'ALQST, d'autres auteurs, dans d'autres villes, ont été visés par le pouvoir. À Haïl, Abha et Djeddah, entre le 18 et le 21 novembre, Abdulaziz al-Hais, Abdulrahman al-Shehri et Fuad al-Farhan ont eux aussi reçu la visite des autorités, avant d'être arrêtés.

Selon l'organisation, les journalistes et auteures Zana al-Shahri et Maha al-Rafidi al-Qahtani auraient elles aussi été arrêtées par les autorités.

Pour l'ALQST, ces arrestations s'inscrivent dans la lignée des précédentes, en avril dernier, qui visaient des écrivains et des journalistes, lesquels n'ont toujours pas été jugés. L'organisation craint que les individus arrêtés ne soient traités comme les précédents : après les arrestations arbitraires, l'ALQST dénonce « la torture », « le harcèlement à l'intérieur des prisons », « le confinement solitaire » ou encore « les déplacements incessants ».
 
L'ALQST critique par ailleurs les campagnes de communication du royaume de Mohammed ben Salmane Al Saoud, prince héritier, et « le silence des communautés locale et internationale ».

Pour le moment, souligne l'AFP, le gouvernement saoudien n'a pas commenté les révélations de l'ALQST.


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