Argentine : démantèlement d'un réseau de best-sellers contrefaits

Clément Solym - 24.12.2013

Edition - International - contrefaçon de livre - Argentine - police


La police d'Argentine vient de saisir 60.000 exemplaires de livres contrefaits. C'est toute une organisation de contrefacteurs qui se consacraient à la reproduction non autorisée d'ouvrages venus des catalogues des maisons espagnoles Planeta et Alfaguara, ainsi que d'autres structures du pays. Six personnes ont été arrêtées et six autres accusés sont encore en fuite.

 

 

 

 

L'avocat argentin Pablo Slominsqui a déposé une plainte au nom du Centro de Administración de Derechos Reprográficos (CADRA), société chargée de la gestion et de la protection des droits d'auteurs en Argentine. 

 

Le démantèlement de l'organisation a montré combien les accusés étaient bien structurés, avec un jeu de machines particulièrement moderne. Leur production était vendue dans les boutiques et chez les marchands de journaux, accaparant une partie des parts de marchés légitimes des maisons d'édition. 

 

Selon la police argentine, deux imprimantes ont été saisies ainsi qu'un ensemble de 60.000 livres piratés. Aux dires des experts, la ressemblance avec les versions originales et légales était telle que les clients n'avaient aucun moyen de distinguer le bon grain des livres contrefaits. Des pertes considérables pour les auteurs et les éditeurs, souligne le juge Daniel Rafecas, en charge de ce dossier. 

 

En outre, 40.000 autres exemplaires étaient en cours de réalisation et parmi les auteurs victimes, on compte le livre d'un thérapeute et psychanalyste célèbre, Gabriel Rolon, ainsi que des grands vendeurs, comme Eduardo Galeano, Luis Majul, Paulo Coelho et même le dictionnaire de l'Académie royale espagnole.

 

L'enquête avait débuté durant la Foire du livre de Buenos Aires, en 2012, après que des administrateurs du groupe Planeta ont constaté que certains livres présentés en dédicaces n'étaient que des imitations. C'est la présentatrice télé Viviana Canosa qui avait attiré l'attention de son éditeur, découvrant que des versions de son ouvrage, ¡Basta de Miedos!, circulaient illégalement.