Argentine : Un centenaire national pour Ernesto Sabato

Clément Solym - 26.06.2011

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Décédé le 30 avril dernier à l'âge de 99 ans, l'écrivain et essayiste d'origine argentine, Ernesto Sabato verra sa maison transformée en musée, dans le cadre de la politique culturelle impulsée par la ville de Buenos Aires.

Une maison qui avait été visitée par deux voleurs, en novembre 2008, emportant trois bricoles, alors que l'écrivain était absent de chez lui. La décision de transformer la maison en musée entre dans l'hommage rendu à l'anniversaire de sa naissance, le 24 juin 1911.

Selon le président de l'Institut culturel de la ville, cité par l'AFP, Sabato « est un exemple magistral et notre devoir est de le mettre en valeur ». Les travaux d'aménagement de la maison, située à Santos Lugares, à l'ouest de la capitale, ont débuté vendredi, sans que ne soit annoncée de date d'ouverture au public. Cependant, les travaux devraient être achevés d'ici un an.


Parmi les multiples hommages rendus à l'écrivain pour le jour de son anniversaire, un portrait a été déployé dans la capitale, sur l'intégralité de la façade d'un immeuble. Il s'agit d'un cliché réalisé par Augusto Starita, et choisie par Sara Facio, photographe.

Une grande exposition de photos de l'auteur a ouvert, avec différents portraits de celui qu'Alberto Diaz, directeur de Seix Barral, la maison d'édition filiale de Planeta qui a publié la première version de El túnel, décrit comme « un maître de la littérature et de la vie ». Pour l'occasion du centenaire de sa naissance, l'éditeur célébrera aussi, à sa manière, cet écrivain. L'exposition a été organisée pour inviter le public à partager les images qu'il pouvait avoir, et 30 lauréats sont sortis vainqueurs de ce concours.


En parallèle, une édition prestige de El túnel, le livre qui sera resté son plus grand succès, a également été présentée durant la conférence de presse. Le tunnel était sorti chez Seuil, en novembre 78. Il est aujourd'hui disponible chez Points, dans une traduction de Michel Bibard.

Engagé et particulièrement méfiant à l'égard du péronisme, Sabato avait présenté une oeuvre empreinte de doutes et de résignation devant la capacité de l'homme à commettre l'indicible.

D'autres hommages auront lieu dans le courant de l'année.

Crédit photo Telesur , avec Efe