Arnaud Nourry, Astérix et les ventes d'ebooks

Clément Solym - 22.03.2011

Edition - Société - hachette - lang - asterix


À l'occasion du rachat de la totalité du capital des éditions Albert René, le PDG de Hachette Livre, Arnaud Nourry était invité par le Figaro, pour évoquer notamment « la paix » qu'il était souhaitable de faire dans le village gaulois... Mais surtout le livre numérique.

Concernant Astérix, maintenant que tous les droits sont acquis (notre actualitté), le prochain album est « promis », mais sans date. Du reste, le tournage du nouveau film a commencé cette semaine pour une diffusion sur grand écran à l'automne 2012. Ensuite, c'est un dessin animé long format, prévu pour 2013... C'est magnifix !

Parlons d'ebooks

Pour l'année 2010, l'ebook représentait 10 % en valeur et 10 % en quantité, sur le territoire américain. Une « croissance très forte et très très rapide », alors que voilà deux ans encore, « cela ne représentait rien ». Cependant, la presse, cité par Arnaud Nourry, évoquerait « 23 quelque chose pour cent » sur les deux premiers mois de l'année, ce qui est manifestement conforme aux résultats réalisés par Hachette US.


La même liste de best-seller se retrouve vendue en librairie et en téléchargement, ajoute-t-il. Et il est très compliqué d'analyser la tant redoutée de la cannibalisation du papier par le numérique. Cependant, il semble que, leurs tarifs étant proches, ce soit le poche qui perde le plus, au profit de l'ebook.

Sur la question du livre numérique face aux GoogAmApp, M. Nourry revendique une fois de plus le contrat de mandat, pour ne pas laisser le livre devenir un produit d'appel pour ces acteurs. Ces derniers en profiteraient pour « vendre leur technologie », au détriment du travail des éditeurs...

La question de l'extraterritorialité, fixant un prix unique du livre numérique appliquée aux revendeurs situés hors du territoire français, mais qui veulent vendre en France, le PDG de Hachette avoue n'être pas un spécialiste de la mise en application de lois qui s'appliquent hors du territoire français. Si la solution législative n'est pas possible, ce sera dans tous les cas le contrat de mandat qui sera mis en place...

Et sur la descente des cowboys ? Des méthodes étranges...

On appréciera cependant la pique, en fin d'entretien, adressée à « nos amis bruxellois, qui connaissent très bien la loi Lang ». Et pour cause...