Astrid la truie, et aux nouvelles au coutelas

Clément Solym - 22.09.2012

Edition - Les maisons - astrid - truie - nouvelles


Quatre nouvelles oniriques composent ce bref recueil. D'Astrid la Truie, comme le titre l'indique, qui voudrait bien échapper au coutelas qui menace de la faire passer de vie à charcuterie alors qu'elle a d'autres ambitions, bercée par Télérama et attirée par Paris.

 

 

 

 

En passant par Monsieur Girafe qui ne fit jamais preuve d'aucune indulgence en contrôlant les déclarations fiscales de contribuables tellement malmenés par ses investigations que l'un d'entre eux lui trancha la vie d'un coup de pelle asséné avec hargne.

 

Sans oublier la statue de Jeanne d'Arc qui, agacée des manifestations organisées autour de son piédestal, prit la décision d'en descendre pour asticoter un peu ces agités ennuyeux et braillards.

 

Pour terminer avec l'histoire d'Aldebert, pleurnicheur de profession, dont les lamentations ont su attirer toute la compassion des pauvres villageois écrasés de labeur mais apitoyés par toute cette tristesse semblant avoir échu sur ses seules épaules oisives.

 

Quatre nouvelles délirantes donc, qui dressent en quelques coups de serpe bien sentis des portraits satiriques de la société et des concitoyens qui la composent.

 

C'est bref, sans fioritures, bien enlevé et très effeicace.

 

C'est à lire sans modération et mérite certainement quelques méditations complémentaires car, au delà du simple jeu de l'écriture, Serge SCOTTA ne manque pas d'égratigner ses contemporains avec humour mais sans ménagement

 

 (publié aux Editions du Littéraire, 95 pages, 13,00 €)