Attaque contre l'ouverture à l'import de livres en Australie

Clément Solym - 18.07.2008

Edition - Société - Australie - marché - livre


Un second auteur australien s'est fendu d'une lettre ouverte pour protester contre l'ouverture du marché australien à l'importation de livres. Dans le pays, les éditeurs ont en effet pour obligation légale de présenter un livre désiré par un libraire sous trente jours, au terme desquels un éditeur étranger peut faire paraître un livre, si aucun éditeur local ne l'a proposé au terme de cette période.

Dans une lettre adressée au premier ministre Kevin Rudd, Nick Earls s'oppose farouchement à ce type d'ouverture du marché. Il succède à Garth Nix qui avait ouvert les hostilités la semaine passée.

« Tous les gains que nous pourrions réaliser ne sont que substantiels en comparaison des dommages que l'acceptation d'une importation parallèle pourrait engendrer. Je vous demande instamment, pour que les histoires australiennes s'adressent toujours aux Australiens et au reste du monde, de ne pas autoriser l'importation parallèle des livres contre les détenteurs de droit. »

Pour l'Australien Bookseller Association, équivalent du SLF, la position tenue est favorable à la liberté de choix et d'achat pour eux comme pour le lecteur. Actuellement, le gouvernement est en pleine discussion et devrait donner de premiers renseignements d'ici deux à quatre semaines.

La semaine passée, l'Australian Publishers Association, leur SNE à eux, a rencontré le ministre des Arts, Peter Garret, ainsi que le ministre de l'Économie, Chris Bowen, pour apporter des arguments allant vers le maintien des restrictions d'importations dans le pays.