Attention : un illustrateur peut cacher un espion

Clément Solym - 25.05.2012

Edition - Société - espionnage - Canada États-Unis - guerre anglo-américaine de 1812


Le 13 juin prochain, Christie's mettre aux enchères un ouvrage de 1848, Croquis de l'Amérique du Nord et de l'Oregon, signé Henry James Warre. À première rien que du très commun pour l'époque, avec ce mélange caractéristique entre sciences et art, puisque, faut-il le rappeler, la photographie n'existait pas à l'époque.

 

Mais la genèse de l'oeuvre s'avère autrement moins banale : les dessins et descriptions du livre furent produits « à l'apogée de la tension entre la Grande-Bretagne et les États-Unis pour la maîtrise de ce territoire », explique Christie's, qui évalue l'ouvrage entre 18.000 et 25.000 £.

 

 

Son auteur, Henry James Warre, n'était en fin de compte rien d'autre qu'un espion américain envoyé aux abords de la frontière canadienne, lieu stratégique pour les forces en présence. Envoyé sur place avec un acolyte, Warre a pu produire une vingtaine de dessins des paysages, comme autant de microfilms - en un peu plus classieux.


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