Au Japon, des ventes de livres numériques toujours à la traîne

Antoine Oury - 20.11.2013

Edition - International - Japon - livre numérique - vente


Sony pourra vous en parler : malgré sa présence constante depuis des années sur le marché japonais de la lecture numérique, les lecteurs du pays se montrent toujours aussi peu enthousiastes vis-à-vis de l'ebook. Si la progression est bien là, le livre imprimé représente toujours la grande majorité des ventes, contre les idées reçues qui auraient pu laisser prédire le contraire.

 


Less than iPad.

La Sony Tablet S, en démo au Japon (MIKI Yoshihito, CC BY 2.0)

 

 

Les ventes de livres numériques au Japon ont connu une croissance récente honorable : en une année, de 2011 à 2012, les ventes en valeur ont atteint 36,8 milliards ¥, contre 11,6 milliards ¥ auparavant. Cependant, comparé aux résultats des livres imprimés, le chiffre est dérisoire : ces derniers représentent 1,7 milliard de milliards ¥.

 

Plusieurs raisons ont été avancées pour expliquer la lenteur de l'adoption : d'abord, les idéogrammes, pas toujours facilement reproductibles en version numérique, mais aussi le grand nombre de librairies sur le territoire japonais, près de 15.000 (14.696, contre seulement 12.703 aux États-Unis). Les éditeurs de leur côté, feraient preuve d'une répugnance particulière envers tout ce qui toucherait à la lecture numérique, tant l'écrit sur papier est ancré dans la culture japonaise.

 

Les acteurs du numérique ne manquent pas dans le pays, mais c'est désormais la demande qui se fait attendre, plutôt que l'offre. « Il y a des initiatives pour inclure plus de nouvelles technologies dans l'éducation, y compris au niveau des manuels qui deviendraient alors des ebooks. Les enfants, à l'avenir, grandiront avec des livres numériques et il leur paraîtra plus évident de les utiliser, tandis que nous avons grandi avec des livres papier, et sommes plus réticents au changement », analyse Yoshiyuki Oshita, directeur en chef des contenus chez Mitsubishi UFJ Research and Consulting.

 

(via Good eReader)