Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

medias

Au Québec, la BAnQ supprime une quarantaine de postes

Laurène Bertelle - 19.06.2017

Edition - International - banq suppression postes - banq bibliothèque saint-sulpice - banq canada


Au Canada, la BAnQ, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, prévoit la suppression d’une quarantaine de postes et une remodélisation des pôles de direction, une décision qui fait suite à la réduction des budgets accordés par le gouvernement.


BAnQ
La BAnQ à Montréal (Thomas Guignard, CC BY-NC-SA 2.0)

 

 

La BAnQ, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, a annoncé mardi 6 juin une réduction d’environ quarante postes au sein de son personnel. Ces suppressions, révélées par le journal Le Devoir, font suite à la décision du ministère de la Culture et des Communications de réduire de 855 600 $ le montant qu’il accorde chaque année à la BanQ, et qui s’élève pour l’année 2017-2018 à 47 millions $. 


Ce sont donc 29 postes permanents qui sont sacrifiés, dont 4 actuellement vacants, principalement des postes de « bibliothécaire, d’archiviste, d’agent culturel et d’agent de recherche » selon le Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement de Québec (SPGQ). La suspension des activités de numérisation contraint également la BAnQ à supprimer 11 postes occasionnels.
 

"Une perte en expertise culturelle"


Enfin, une refonte des différents pôles de direction est également prévue, avec quelques démantèlements et fusions, afin « d’alléger les processus de décisions et de réduire le nombre de directions sous la responsabilité de la présidence-direction générale », explique Geneviève Rossier, directrice des communications. « C’est cet allégement de l’organigramme de direction qui vise à simplifier et à rendre plus fluide la prise de décisions. » 

La BAnQ comptait 738 employés permanents avant ces réductions de postes qui représentent donc plus de 5 % du personnel, une décision que dénonce le SPGQ, qui déplore sur son site une « perte en expertise culturelle ».

 

« Alors que BAnQ doit constamment déployer de nouveaux contenus, outils et services pour demeurer une institution culturelle en phase avec le présent et tournée vers l’avenir, son déploiement et son rayonnement sont gravement mis en danger, faute de moyens adéquats. De 2009 à aujourd’hui, BAnQ a dû composer avec des ponctions budgétaires de près de 15 millions $. » À noter également qu’en 2015, 22 postes avaient déjà été supprimés.
 

Québec : les étudiants occupent la bibliothèque après la fermeture pour travailler


Toutefois, ces modifications ne remettent pas en cause le projet de rénovation de la bibliothèque Saint-Sulpice, classée monument historique, mais menacée de vente en 2015, que la BAnQ s’était engagée à restaurer. La direction de la bibliothèque Saint-Sulpice sera intégrée à la Direction générale de la Grande Bibliothèque, mais « le projet de Saint-Sulpice reste intact, a précisé Geneviève Rossier. Il va pouvoir grandir en complémentarité avec les services et l’expertise qui existent déjà à la Grande Bibliothèque. »