Seuls 6 % des Britanniques piratent des livres

Clémence Chouvelon - 24.07.2015

Edition - Société - piratage ebook - offre légale - Royaume Uni


Une nouvelle enquête sur le piratage montre que l’ebook est le média le moins enclin à être piraté. Les personnes ne consommant de l’ebook que de façon illégale ne représenteraient que 6 % des lecteurs. Parallèlement, les « pirates du dimanche » dépenseraient plus que les non-pirates, tous médias confondus. 

 

Protest against ACTA - 2012-01-28 - Toulouse - 12
(Pierre-Selim CC BY 2.0)

 

Cette enquête, couvrant les périodes de mars à mai 2015 et s'intéressant aux usagers de 12 ans et plus, a été réalisée par l'IPO (le bureau de la propriété intellectuelle au Royaume-Uni). Les personnes téléchargeant illégalement des ebooks sont en fait surpassées de 1 pour 5 par les freegans, ces lecteurs qui acquièrent leurs ebooks légalement, mais gratuitement. 

 

Le piratage aurait ainsi moins d'impact sur les ventes de livres que les auteurs qui rendent gratuitement accessibles leurs livres en ligne. 89 % des lecteurs acquerraient leurs ebooks de façon légale, et 31 % n'auraient jamais acheté un seul ebook. 

 

 


Proportion de consommation légale/illégale par type de médias

 

 

Au Royaume-Uni, le livre papier domine dans les habitudes de consommation des lecteurs, le format représentant 65 % des livres contre 17 % pour le format ebook, selon The UK Publishers Association. Le livre est le seul support culturel qui reste consommé principalement en support physique, contrairement à la musique, les vidéos, les applications ou les jeux vidéo.

 

L'enquête de l'IPO rejoint celle menée en Australie : 31 % des sondés pratiquent le piratage parce que c’est gratuit, 63 % par facilité d'acquisition, 12 % car la version physique n'est pas disponible et 15 % pour être à jour dans leur consommation.