Au Royaume-Uni, l'e-commerce fait du remous dans le secteur du livre

Lauren Muyumba - 25.05.2013

Edition - International - Propriété intellectuelle - Droit d'auteur - Librairies


Au Westminster Media Forum sur l'édition 2013, les prévisions et conclusions n'ont pas été mauvaises pour les éditeurs en vue de la nouvelle vague numérique qui pourtant, engloutirait encore un peu plus les éditions papier aux yeux des auteurs, si les droits d'auteur ne tendent pas à mieux respectés.

 

 

 

Une librairie à Londres (crédit ActuaLitté)X

 


Marc Oliver, directeur général de la société Oliver & Ohlbaum Associates, va à l'encontre des discours insinuant ou affirmant que « la vente des e-books est en tête, que le piratage n'a pas causé beaucoup de dégâts, que les éditeurs vont mieux même si les éditeurs sont durement touchés. Je ne peux pas avaler ça. »

 

L'idée d'un système d'e-prêt dans les bibliothèques a été sérieusement mis sur la table le 21 mai 2013, lors des discussions au Westminster Media Forum à propos des modèles durables à adopter. Comme de plus en plus de bibliothèques proposent de l'e-prêt, la manière dont les auteurs pourraient profiter convenablement des bénéfices est au centre du débat. Tandis que les éditeurs font du profit avec la hausse des ventes d'ebooks, la question sur la protection des droits d'auteurs se pose.


Parmi les solutions, un meilleur partage financier entre les éditeurs et les auteurs semble être une alternative plus juste et censée. « Puisque les auteurs s'appuient sur les maisons d'édition pour la production et la commercialisation de leurs livres, ils pourraient ensuite avoir chacun 50 % des revenus liés aux éditions imprimées et numériques » analyse Peter Buckman, auteur et ancien éditeur.

 

Le président de la Publishers Association, Richard Mollet, a récemment exprimé son mécontentement en direction du gouvernement britannique concernant la politique des droits d'auteurs. Le "copyright" est jugé trop léger et pas assez protecteur vis-à-vis des auteurs. Le sujet est sensible. Richard Mollet rappelle l'importance de cet édifice légal qui est « l'un des secteurs les plus prospères de notre économie ». L'Office de Propriété Intellectuel avait publié les projets de loi le 10 mai dernier.


Les pays de l'UE sont en pleine période de concertation et de réflexion au sujet de la propriété intellectuelle, à l'image du rapport Lescure donné à la ministre de la Culture Aurélie Filippetti.