Au Vietnam, la liberté d'expression mise en péril

Antoine Oury - 05.08.2020

Edition - International - liberte expression - Vietnam auteurs - Vietnam expression


Plusieurs organisations internationales, dont Amnesty, PEN America ou encore l'Union internationale des éditeurs, dénoncent l'attitude des autorités vietnamiennes face à la liberté d'expression. Après les menaces adressées à l'autrice Pham Doan Trang et les arrestations de plusieurs activistes, elles appellent l'État à respecter les engagements qu'il a pris dans les traités internationaux.

The Vietnamese flag


Un collectif d'organisations somme les autorités vietnamiennes de mettre un terme aux « attaques contre les médias indépendants et les dissidents », pour plutôt « protéger et appliquer les droits en matière d'expression, d'opinion et d'information ». Parmi ces organisations internationales, PEN America, qui lutte pour la liberté d'expression dans le monde, Amnesty International et l'Union internationale des éditeurs (IPA).

En juin 2020, au moins 11 personnes ont été arrêtées pour des motifs spécieux : plusieurs militants ont ainsi fait face aux autorités pour avoir critiqué les actions du gouvernement, une répression également subie par les journalistes dans le pays. L'association des journalistes indépendants du Vietnam voit ainsi son président, Pham Chi Dung, mais aussi son vice-président, derrière les barreaux.

Selon les informations disponibles, ces arrestations et emprisonnements seraient motivés par l'article 117 du Code pénal, qui réprime « la fabrication, l'hébergement et la diffusion d'informations, contenus et objets destinés à porter atteinte à la république socialiste du Viêt Nam ». Comme souvent dans le cas d'une atteinte à la liberté d'expression, un motif particulièrement large peut venir justifier toutes les arrestations et gardes à vue...

Les organisations se disent inquiètes des pressions subies par Pham Doan Trang, autrice et porte-parole de la maison d'édition Liberal Publishing House. Tô Lâm, ministre chargé de la sécurité publique, a publiquement qualifié ses œuvres de « propagande contre la république », forçant l'autrice à entrer dans la clandestinité pour éviter des représailles et une potentielle arrestation.
 
La maison d'édition Liberal Publishing House a reçu en juin dernier le Prix Voltaire 2020, qui salue chaque année la liberté de publier exercée par un éditeur dans le monde, décerné par l'Union internationale des éditeurs.

Les organisations signataires de l'appel mettent en avant l'adhésion du Vietnam au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et l'obligation de protéger et mettre en application la liberté d'expression, d'opinion et d'information.

Photographie : illustration, Maurice Koop, CC BY-ND 2.0


Commentaires
LOL... Comme si communisme et liberté d'expression étaient compatibles.

Ces organisations devraient donc plutôt dénoncer le communisme plutôt que le manque de liberté d'expression.

« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes »
S'il n'y avait qu'au Vietnam que la liberté d'expression était menacée...

Mais non, en Occident aussi, sous l'influence des communautaristes et lobbies racialistes : si tu es Blanc, tu n'as pas le droit d'écrire sur les Noirs. Tu n'as pas non plus le droit de critiquer une religion, sinon tu es puni dans ta chair comme l'a été Charlie Hebdo.

Etc.
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